Avis conclusif des oulémas à propos du groupe dit “État islamique”.

Cet article est une traduction d’un article d’Abdullah Adadwi pour Islam21c disponible ici.

Avertissement : le fait de partager des paroles de oulémas ne veut pas dire que nous adhérons à l’ensemble des vues des oulémas cités.

Quelques avis de oulémas concernant l’organisation “État Islamique” et ses actions.

Le conflit syrien fait rage, laissant les musulmans conscientisés face à un dilemme angoissant : rester les bras croisés alors que des millions de leurs frères et soeurs sont opprimés et tués, ou faire tout ce qui est en leur pouvoir pour les aider. Un certain nombre de jeunes musulmans ont choisi de se joindre à la révolte, offrant leur vie à la cause. Cela a incité le gouvernement à adopter ou à suggérer des mesures punitives à leur encontre, par crainte qu’ils ne se “radicalisent”[1]. Des années avant cette position plutôt incertaine adoptée par le gouvernement britannique, des oulémas en Syrie et à l’étranger avaient dissuadé les étrangers de se rendre en Syrie pour combattre. Cela n’était pas dû à des craintes de “radicalisation”, mais plutôt par crainte que le cours de la révolution ne soit entravé, de plus les musulmans Syriens n’ont jamais réellement eu besoin de combattants pour vaincre Bachar Al Assad, mais bien plus besoin de soutien financier, médical et humanitaire[2].

Des années après le soulèvement de masse, certains éléments sont apparus et se sont répandus dans la révolution, ce qui a sérieusement freiné les progrès contre le régime syrien. En outre, certains groupes ont commencé à perpétrer des crimes contre les combattants syriens par le biais de provocations et de conflits internes[3] et en prenant pour cible les travailleurs humanitaires et les civils[4], tout en suivant une lecture déformée de l’Islam non reconnue par d’innombrables oulémas syriens et internationaux[5][6] Les oulémas avaient auparavant communiqué leur position aux masses, mais leur incapacité à prendre ces érudits au sérieux[7] a développé la catastrophe dont ces érudits avaient averti. La catastrophe a atteint son point culminant lorsque des étrangers mal informés ont rejoint l’autoproclamé “État islamique” (EI/Daech), dupés par les mots à la mode du groupe (Khilāfah/Califat, Bay’ah/Allégeance, Amīr al-Mu’minīn/Commandeur des Croyants, Hijrah/Émigration et ainsi de suite). En réalité, si l’EI ne soutient pas le régime d’Assad, contrairement à ce que certains prétendent[8], soit ils ont été gravement infiltrés par le régime, soit leur idéologie contredit clairement de nombreux points de l’Islam.

L’EI n’a pas seulement affaibli les rebelles syriens qui faisaient face à Bachar Al Assad, mais ce groupe a aussi assassiné des arbitres et commis des crimes odieux contre les musulmans. Le régime syrien a grandement bénéficié de la présence de l’EI, évitant de les combattre dans maints endroits afin que l’EI se charge des rebelles à sa place[9]. L’EI a en outre entravé les progrès de certains des groupes rebelles islamiques les plus efficaces en leur faisant la guerre pour leur refus de “prêter allégeance” à eux et à leur idéologie égarée. Le gouvernement et les médias suggèrent que beaucoup de ceux qui sont allés combattre en Syrie ont rejoint l’EI et des vidéos récentes pourraient confirmer ces affirmations[10]. En supposant que ces affirmations soient exactes, il devient obligatoire pour ceux qui aspirent sincèrement à mettre fin à l’oppression de révéler la réalité incontestable de ce groupe.

Malheureusement, de nombreuses personnes enthousiastes ne reconnaissent pas l’autorité des oulémas syriens, rejetant leurs points de vue tout en accusant les autres d’être au service des pays arabes ou occidentaux. Qui ont-ils suivi et qu’ont-ils risqué ? L’ampleur de la crise en Syrie est sans aucun doute sans précédent, et le destin pour ceux qui s’y rendent est très probablement la mort. La mort mènera au Paradis ou au feu de l’Enfer. Pour ceux qui ont choisi de rejoindre l’EI, sur quelle base et avec quelle justification sont-ils prêts à rencontrer Allāh alors que cette faction a injustement versé le sang de milliers de personnes ? La question demeure : ces personnes se sont-elles référées au Livre d’Allāh, aux injonctions du Messager (paix et salut sur lui) et aux conseils de nos oulémas en matière de compréhension et de foi avant de se lancer dans ce pari risqué pour leur akhira (leur sort dans l’au-delà) ? Ceux qui se soucient vraiment du cours de la révolution et souhaitent qu’elle atteigne la meilleure fin respecteront l’injonction d’Allāh (celle d’écouter les oulémas). Si votre orgueil vous pousse à ne pas respecter les oulémas syriens, prenez alors les déclarations et verdicts de oulémas du monde entier concernant l’EI.

Cheikh Abu Abdullah al-Masry :

Le cheikh al-Masry était auparavant membre de l’EI, mais s’en est retiré en raison de leur idéologie et de leur méthodologie. Il justifie son retrait en mentionnant la diffamation de l’EI envers le peuple syrien, en effet pour eux, les Syriens sont des égarés[11] :

“Le comportement de nombreux éléments de l’EI, y compris des dirigeants, est constamment offensant pour le peuple de Syrie et ses mujāhidīn, les accusant de se fourvoyer dans leurs croyances et leurs actions. (…) Ils accusent en outre à plusieurs reprises le peuple de Syrie et l’Armée syrienne libre (FSA) de mécréance (Kufr).”

Le Cheikh a également fait valoir que même si l’EI ne peut pas être théoriquement classé comme étant des Khawārij, dans la pratique ils en ont des caractéristiques puisqu’ils lancent des accusations de mécréance sans preuves et sans comprendre la gravité d’une telle accusation. Au contraire, ils peuvent accuser quelqu’un de mécréance pour le simple fait de ne pas être d’accord avec eux. Beaucoup de membres de l’EI croient que le peuple syrien est mécréant de base et qu’il faut lui enseigner l’Islam, ils sont également prêt à sortir les armes contre les musulmans syriens à la moindre incartade.

Cheikh Abdul Aziz al-Tarifi :

Le cheikh al-Tarifi est chercheur au ministère des affaires islamiques à Riyad (il est depuis en prison, le prince héritier MBS mène une politique répressive à l’égard des oulémas “islamistes”). Le Cheikh est ‘alim des sciences islamiques, connu pour sa grande capacité à rassembler des preuves et à rendre des verdicts méticuleux. Parmi ses professeurs figurent le Cheikh ben Baz, Faqih Abdullah b. Abdul Aziz b. Aqeel et le Cheikh Muhammad b. al-Hasan al-Shanqeeti. Le cheikh a écrit un grand nombre de livres[12]. Voici ses propos sur le groupe EI :

Il est inadmissible que quiconque fasse de son groupe ou de son parti un jalon par rapport auquel la loyauté et l’hostilité sont mesurées, de sorte qu’il croit que l’allégeance et le leadership doivent lui appartenir exclusivement. Quiconque croit que l’allégeance exclusive s’applique à lui (ou à son parti) parmi tous les musulmans, alors sur lui s’appliquent les mots de Allāh : “Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n’es responsable en rien: leur sort ne dépend que d’Allah. Puis Il les informera de ce qu’ils faisaient.”[13] (…) il est incorrect que, dans un état de combats et de factions, un groupe demande une allégeance individuelle et générale et tout ce que cela implique. L’allégeance est au Jihād, à la constance, à la patience et à la réforme. Il est incorrect qu’un individu qui dirige une faction particulière se fasse appeler Amīr al-Mu’minīn (Chef des croyants), il devrait plutôt se faire appeler le chef de l’armée ou du bataillon. La direction générale est déterminée par Shūrā (consultation) entre les croyants, et non par un individu. Les titres provoquent un exclusivisme qui peut conduire à des disputes, des conflits, des querelles et du mal… [Par conséquent], il est interdit de rejoindre l’EI, tant que ce groupe n’est pas en accord avec la loi d’Allāh.

Cheikh Sulaiman b. Nasser al-Alwan :

Le Cheikh a commencé à étudier dès l’âge de quinze ans. Il a écrit des explications complètes sur les livres de Hadīth, notamment Sahīh al-Bukhari, Jāmi’ Abū Issa al-Tirmidhi, Sunan Abī Dāwūd, Muwata’ de l’imam Mālik parmi beaucoup d’autres[14]. Il dit sur l’EI :

Al-Baghdadi n’est pas le Calife des musulmans pour qu’il fasse ce qu’il veut, il est plutôt le chef d’une faction. Demander un serment d’allégeance, tuer ceux qui refusent est l’action d’un agresseur, et non l’action d’une personne de bien et de droiture. (…) Si son propre chef (Zawahiri) n’est pas d’accord avec ses actions, comment peut-il attendre l’allégeance des autres ?

Cheikh Muhammad ben Salih al-Munajjid :

Le cheikh Mohammad al-Munajjid est un ‘alim renommé qui a publié de nombreux travaux reconnus (dont le fameux site Islamqa.com). Parmi ses professeurs figurent le Cheikh Ben Baz, le Cheikh Abdullah b. Abdul Rahman b. Jibreen et le Cheikh Abdul Rahman al-Barrak. Il est actuellement imām de la mosquée d’Omar b. Abdul Aziz al-Khobar (il est aussi en prison depuis l’arrivée de MBS) [15]. Voilà ce qu’il dit sur l’EI :

Si un groupe pense, par exemple, qu’il a établi l’État islamique, que son chef est le “Chef des croyants”, qu’il doit être écouté et obéi par tous, que toute personne qui n’est pas sous son commandement s’est rebellée contre lui, que [cet “État”] a le pouvoir de tracer des frontières, d’élire les dirigeants des villes, qu’il a autorité sur les richesses publiques, l’essence, le blé, etc., que les autres doivent s’y soumettre de force sous peine d’être arrêtés, que cet “État” a la seule autorité pour établir des tribunaux et des juges islamiques et que tout tribunal autre que le leur est nul, alors (ce groupe) a dévié. (Cette prétention) créera sans aucun doute une concurrence pour le contrôle des régions et conduira finalement à une grande Fitnah (dissension) et à une effusion de sang.

Sheikh Abu Muhammad al-Maqdisi :

Le cheikh Muhammad al-Maqdisi est considéré comme le guide du mouvement “djihadiste salafiste” en Jordanie. Son nom est Issam Barqawi mais il est connu sous le nom d’Abu Muhammad al-Maqdisi. Loin de se ranger du côté de l’EI[16], il déclare dans une lettre adressée au Mujāhidīn de Syrie après avoir entendu parler de l’EI et de son comportement avec d’autres combattants :

…et nous n’avons pas honte de déclarer que nous sommes innocents des actions de ceux qui osent verser le sang des musulmans, quels qu’ils soient. (…) Comment peut-on s’attendre à ce que vous accueilliez tous les Syriens, y compris les chrétiens et les autres sectes [si vous ne pouvez même pas accueillir les autres musulmans] ?

(15% des syriens sont chiites, alaouites et chrétiens, si l’EI massacre même les sunnites, que penser de ce qu’elle fera de ces minorités religieuses?).

Dr. Hassan Saleh b. Hamid :

Le Dr Hassan Saleh est titulaire d’un doctorat sur les principes du Fiqh et Sharī’ah, il est directeur de l’Institut de l’enseignement supérieur islamique à l’Université Umm Al-Qura de La Mecque et membre du conseil consultatif (islamique)[17]. Voici ses propos sur l’EI :

Nulle individu qui va en Syrie pour combattre n’est excusé s’il le fait dans les rangs de la faction d’al-Baghadi, ne serait-ce qu’un instant… c’est une faction qui amène la Fitnah, chaque fois qu’ils sont appelés devant un tribunal pour un arbitrage religieux, ils se détournent et chaque fois qu’une trêve est déclarée, ils relancent la guerre.

Cheikh Abdul Aziz al-Fawzan :

Le cheikh Abdul Aziz al-Fawzan est professeur de jurisprudence islamique et chef du département de jurisprudence comparative de l’Université islamique de l’Imam Muhammad b. Saud en Arabie Saoudite[18]. Voici ce qu’il dit sur l’EI :

L’EI est une organisation criminelle, indépendante et malhonnête. Quiconque sait ce qui nous a affligés en Irak et en Afghanistan et le sang qui a été versé injustement des mains de certains individus ignorants de notre nation comprendra la gravité de ce qui se passe en Syrie.

Dr. Abdul Karim Bakkar :

Le Dr Abdul Karim Bakkar est l’un des principaux auteurs dans le domaine de l’éducation et de la pensée islamique, qui cherche à fournir une analyse approfondie des questions concernant la civilisation islamique, la renaissance et la Da’wah (prédication). Il a publié plus de 40 ouvrages dans ce domaine. Le Dr Abdul Karim Bakkar est membre du conseil consultatif du magazine Islam Today (Riyad)[19], voici ce qu’il dit sur l’EI :

J’ai rencontré un certain nombre d’étudiants en science religieuse et de juristes islamiques de retour de Syrie. Je jure par Allah que la seule chose dont ils ont parlé étaient les actions répulsives de l’EI et leurs crimes. L’EI et le régime d’Assad sont les deux faces d’un même mal.

Dr. Shafi al-Ajmi :

Le Dr. Al-Ajmi a recherché la science religieuse sous la supervision du Cheikh Muhammad b. Saalih et du Cheikh Yahya al-Yahya. Il a étudié à l’Université de l’Imam Muhammad b. Saud et est maintenant imām de la mosquée al-Ghazali au Koweït[20]. Il dit :

Je n’ai pas entendu parler d’un seul savant, en Syrie ou à l’étranger, qui ait fait l’éloge de cette faction, qui ait eu de bons soupçons à son égard ou qui l’ait défendue, mais plutôt il y a un consensus sur le fait qu’il s’agit d’agresseurs. Le but d’Al-Baghdadi, depuis son entrée en Syrie, est d’affaiblir les combattants et il a effectivement affaibli le Front al-Nusra et Ahrar al-Sham et continue de le faire.

Sheikh Abu Basir al-Tartusi :

Le cheikh Abu Basir al-Tartusi a joué le rôle effectif de mufti de la révolution syrienne. On dit que le cheikh al-Tartusi a été le premier combattant arabe à se rendre en Afghanistan en 1981, accompagnant Abdullah Azzam lors d’un de ses voyages. Il est l’auteur de nombreux livres et le fondateur de plusieurs groupes de coordination de la révolution[21], sur l’EI il dit :

Le groupe connu sous le nom “d’Etat islamique” (EI/Daech) est issu des fanatiques Khawārij, il a plutôt surpassé ces derniers dans nombre de ses caractéristiques et actions, combinant fanatisme, agression, hostilité et effusion de sang inviolable. (…) Nous appelons tous les individus sincères qui ont été trompés par eux alors qu’ils faisaient encore partie de ce groupe malavisé à rompre leurs liens avec lui et à déclarer qu’ils sont innocents de ce groupe et de ses actions.

Cheikh Abdullah Saad :

Le cheikh et notable Muhadtih (spécialiste en science du hadith) Abdullah b. Abdul Rahman b. Mohammed Al-Saad Al-Mutairi est l’un de ceux qui sont à l’avant-garde des érudits musulmans du 20ème et 21ème siècle. Parmi ses professeurs figurent le cheikh Abdul Aziz b. Baz, le cheikh Mohammed b. Saalih et le cheikh Abdullah b. Abdul Rahman al-Jibreen. Il est l’auteur de dizaines de livres et a des explications sur sahih al Bukhāri, sunan Abī Dāwūd, jāmi’ al-Tirmithi et d’autres[22], sur l’EI il dit :

Je demande à quiconque a rejoint cette faction de la quitter et de s’en éloigner, et à ses dirigeants de revenir à la vérité et de se repentir à Allāh des graves erreurs dans lesquelles ils sont tombés…

Cheikh Abdullah al-Mahiseny :

Le cheikh al-Mahiseny est un spécialiste de la jurisprudence islamique, qui a obtenu un doctorat en Fiqh comparatif sur le sujet : “Décisions concernant les réfugiés de guerre dans la jurisprudence islamique”[23], il dit :

Par Allāh, je n’ai jamais vu les oulémas qui parlent des sujets de Jihād s’entendre pour critiquer et s’opposer à un mouvement musulman comme ils se sont entendus pour condamner l’EI. (…) Je vous implore par Allāh, Ô Baghdadi, de permettre à un tribunal islamique général d’agir en médiateur pour faire respecter les injonctions d’Allāh.

Cheikh Adnan Mohammed al-Aroor :

Sheikh Adnan al-Aroor est actuellement directeur de la recherche et de l’édition à Riyad. Il a grandi en Syrie en cherchant à acquérir des connaissances sous l’égide de plusieurs savants, dont le cheikh al-Albani et le cheikh b. Baz[24]. Il a publié une multitude d’ouvrages. Sheikh al-Aroor dit, en dirigeant sa question à l’EI:

“Allāh a-t-il fixé des conditions à remplir avant d’accepter que le Coran arbitre [les différends] ? Alors d’où viennent ces conditions [que vous avez fixées] ? Pourquoi quittez-vous les fronts militaires tels que le Homs et consacrez-vous vos efforts aux zones proches des frontières turques ? … Qui sont les autorités religieuses (ahl al-hal wal-‘aqd) que vous avez consultées avant d’établir votre “État” ? Avez-vous pour objectif de renverser le dictateur sectaire (Al Assad) ou de combattre d’autres personnes [qui veulent y parvenir] ? … Quelle est la preuve islamique qui justifie votre engagement envers un inconnu[25]. (…) Les membres de l’EI sont soit des Khawārij, soit des infiltrés par le régime [syrien]. Ce groupe est composé de trois groupes de personnes : les takfiris brutaux, les infiltrés malfaisants et les personnes trompées par eux.

Les oulémas du Front d’Alep :

Les oulémas du Front d’Alep ont publié une déclaration commune encourageant les membres sincères de l’EI à quitter cette faction et à rejoindre les forces révolutionnaires légitimes en Syrie à cause des crimes qui ont été perpétré par ce groupe, notamment :

Les accusations de mécréance (takfīr), l’effusion de sang inviolable, les enlèvements et les vols à main armée documentés d’armes et de munitions d’autres factions rebelles, leur refus de permettre aux juges tiers d’arbitrer entre eux et les autres factions. L’EI a semé les graines de la discorde entre les combattants. Le membres de l’EI font parfois le takfir général de la population syrienne. Cela inclut le takfīr de l’Armée syrienne libre et l’accusation de “sururisme” à Ahraar al-Shaam.[26]

Une déclaration commune de 47 universitaires en Arabie Saoudite

Incluant Al-Ghunaymaan, Al-‘Umar, Al-Mahmoud et Al-Jalali Al-Mahmoud

La déclaration commune affirme qu’il est inadmissible et tyrannique qu’une faction s’impose comme seul détentrice de la légitimité et qu’elle impose à tous les autres groupes de lui prêter allégeance sans consulter les musulmans sous peine d’être déclarés khawarij et de rendre leur sang licite. Elle a fait valoir que c’est la principale raison des divisions et des luttes internes. Cheikh Hamoud b. Ali al-Omari a ajouté : “La réalité est que chaque goutte de sang versée entre les factions (rebelles) en Syrie est due au refus d’al-Baghdadi de permettre à la Sharī’ah d’arbitrer tout en mettant en œuvre sa propre Sharī’ah innovée.”

Il n’y a pas d’acte dont la punition a été mentionnée plus sévèrement que celle de tuer intentionnellement un croyant lorsqu’un ensemble de cinq punitions sévères a été répertorié :

“Mais quiconque tue un croyant intentionnellement : sa rétribution est l’Enfer, où il demeurera éternellement, et Allāh s’est mis en colère contre lui et l’a maudit et lui a préparé un grand châtiment”[27].

Conclusion

Ci-dessus ne figurent que quelques-uns des verdicts rendus contre l’organisation “État islamique” par des oulémas musulmans. Une telle unanimité entre oulémas, analystes et intellectuels de tous bords devrait ébranler le cœur de toute personne ayant participé à entraver l’effort révolutionnaire tout en imposant une idéologie égarée à son peuple. Cela ne plaît pas à Allāh et n’est pas utile à l’amélioration de la Syrie. Les Syriens n’ont pas besoin d’une répression supplémentaire. Les personnes sincères qui ont rejoint l’EI, croyant qu’il met en place le véritable but de l’Islam, devraient se précipiter pour changer de cap et éviter de jouer davantage avec leur résidence permanente (dans l’au-delà), et avec l’avenir de la Syrie.

Source: www.islam21c.com

Notes: (je n’ai pas vérifié les liens)

This article is presented for information purposes, and is not an official view of MRDF or Islam21c.

[1] http://www.independent.co.uk/news/uk/crime/growing-fears-over-britons-radicalised-in-syrian-conflict-9132268.html

[2] http://www.islam21c.com/politics/8744-a-plea-from-syria/

[3] http://english.alarabiya.net/en/News/middle-east/2014/01/07/Al-Qaeda-groups-fight-each-other-in-Syria.html

[4] http://www.thejournal.ie/syria-aid-workers-missing-1249026-Jan2014/

[5] http://eldorar.net/science/article/9246

[6] http://www.almokhtsar.com/news/ Title/author: أقوال العلماء والدعاة في داعش / إبراهيم بن عبد الرحمن التركي [7] http://www.islam21c.com/politics/association-of-syrian-scholars-on-isils-actions/

[8] http://www.globalresearch.ca/the-islamic-state-of-iraq-and-the-levant-isil-vs-syrias-moderate-al-qaeda-terrorists/5365981

[9] http://syriageneva2.org/?p=242&lang=en

[10] http://www.bbc.co.uk/news/uk-27947343

[11] http://aseft-alshamal.org/?p=1107

[12] http://ar.islamway.net/scholar/1223

[13] Al-Qur’ān 6:159

[14] http://ar.islamway.net/scholar/245

[15] http://ar.islamway.net/scholar/44

[16] http://www.aljazeera.net/news/pages/84a822d8-0f92-4ed0-8225-972bccf35cdc

[17] http://ibnhomaid.af.org.sa/

[18] https://twitter.com/Abdulazizfawzan

[19] http://www.drbakkar.com/index.php?option=com_content&view=article&id=55&Itemid=53

[20] http://islam-call.com/authors/v/id/1228/

[21] http://www.al-akhbar.com/node/201838

[22] http://www.alssad.com/publish/article_39.shtml

[24] https://www.paldf.net/forum/showthread.php?t=614220

[25] http://albadee.net/news/12989/

[26] http://halabnews.com/news/42813 [27] Qur’ān 4:93

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