Contradictions féministes : Le message anti-islamique derrière “La Servante écarlate”

Traduction d’un article de Tahirah Amatullah disponible ici : Feminist Contradictions: The Anti-Islam Message Behind The Handmaid’s Tale

 

Ceux qui utilisent le féminisme et la laïcité pour attaquer l’Islam en s’appropriant l’adaptation cinématographique de La Servante écarlate, se tirent une balle dans le pied.

Le roman phare de Margaret Atwood, La Servante écarlate, explore un cauchemar dystopique où les femmes sont emprisonnées par les hommes. Ces hommes lavent le cerveau des femmes – en utilisant des textes religieux – pour en faire des esclaves reproductrices pour une nation oppressive. Le livre est une métaphore des régimes oppressifs à travers les âges et leur traitement des femmes.

Entrez dans le service de streaming en ligne Hulu, qui a adapté le livre pour former une série populaire actuellement regardée dans le monde entier. L’adaptation reprend les prémisses du livre d’Atwood, et y ajoute des scènes et des thèmes qui évoquent des mythes sur l’islam imprégnés de violence, le plus commun étant la tenue vestimentaire des femmes. L’uniforme de la servante est une robe monochrome qui ne laisse aucune trace de sa silhouette. Dans certaines scènes, les femmes portent un voile sur le visage. Les deux tenues vestimentaires sont imposées et représentent à la fois l’oppression et le manque d’autonomie des femmes.

Mais le spectacle va plus loin que le dénigrement habituel de la burqa ; il récupère des mythes islamophobes violents et courants et les mélange, puis les utilise comme moteurs de l’intrigue pour créer un effet de choc. Le résultat est juste écoeurant. Dans une scène, une femme est punie pour son lesbianisme par une mutilation génitale (un horrible amalgame de mythes qui évoquent l’Islam), tandis que dans une autre, une fille qui avoue avoir été agressé sexuellement se fait dire que c’est  “sa faute” (évoquant des événements non islamiques qui ont été associés à l’Islam par la répétition). Le Centre Rouge, où les servantes sont formées, rappelle l’affaire des “gangs d’embrigadeurs” récupéré par l’extrême droite (affaire des violeurs pakistanais en UK).

Un certain nombre de féministes laïques ont affirmé que cette adaptation cinématographique avait bien l’Islam et la loi islamique dans leur viseur. Cependant, Atwood elle-même avait affirmé que le culte anti-femmes dans son livre visait la montée de la droite chrétienne aux États-Unis.

 Néanmoins, les sous-entendus anti-islamiques des interprétations adaptatives comme celle de Hulu ont donné à ces commentateurs l’occasion de dénigrer l’islam, mais ils se sont aussi mis dans une position fourbe.

Un examen plus approfondi de cette position nous permettra de comprendre la nature hypocrite du féminisme et de la laïcité, ainsi que l’utilisation de ces deux théories chancelantes pour faire avancer un système qui va toujours plus dans la même direction.

 

Un mot bref sur Hollywood et l’Islam

 

La Servante écarlate est réinterprété pour l’écran par le service de divertissement par abonnement Hulu, qui fait partie de Walt Disney Corp. Il vaut la peine de regarder de plus près le parcours de Hulu jusqu’à présent.

Hulu était autrefois la propriété partielle de Newscorp de Rupert Murdoch, un rouage essentiel de la machine médiatique pro-républicaine, néo-conservatrice et de droite. Les criminels qui préparaient les plus grandes attaques terroristes aux États-Unis depuis le 11 septembre visant la communauté musulmane du nord de l’État de New York ont même cité le contenu de Newscorp comme leur principale inspiration.

Plus tôt cette année, Disney et Comcast ont annoncé que le premier prendrait le contrôle opérationnel complet de Hulu. Cependant, NBCUniversal de Comcast continuera d’accorder des licences de contenu à Hulu jusqu’à la fin de 2024. Comcast est un important financier des candidats américains, et leur PDG est Brian Roberts, un républicain “connu pour son affinité avec Israël”.

Comcast a promu le lobbyiste républicain Mitch Rose à la tête de son bureau “législatif” (lobbying) de 50 personnes et de plusieurs millions de dollars à Washington. M. Rose occupera le poste de “premier vice-président des affaires du Congrès et du gouvernement fédéral” – un titre que la plupart des gens du monde du show-biz ne considèrent pas comme suspect, apparemment.

 Rose rendra compte à David L. Cohen, premier vice-président exécutif de Comcast. Cohen fait partie du lobby israélien, est l’ancien vice-président des Fédérations juives de Philadelphie, un groupe pro-Israël, et il a également organisé des collectes de fonds pour l’armée israélienne. En tant que propriétaire de NBC, Cohen est assis à la droite de son vieil ami Brian Roberts.

 N’oublions pas que l’engagement de Disney dans le monde islamique a atteint son apogée douteuse avec un garçon et son singe sur un tapis volant avec une lampe magique. Le film d’animation Aladin des années 90 a renforcé les caractérisations colonialistes des musulmans perpétuées par les néo-conservateurs et les sionistes jusqu’à ce jour.

L’injection subtile du dénigrement de l’islam ne se limite pas aux dessins animés de Disney. Marvel a été acquis par Disney en 2009. Avancez rapidement de dix ans et vous avez le film très acclamé des Black Panthers qui régurgite les stéréotypes fatigants des musulmans africains, notamment les personnages de type Boko Haram qui disent “Wallahi” tout en enlevant des femmes en hijab, qui, à leur “libération”, enlèvent leur voile : l’incarnation des notions colonialistes européennes de “liberté”.

Ces thèmes ne sont pas surprenants compte tenu de l’implication importante de l’armée américaine dans le développement de la majorité des films. Les documents des services de renseignement révèlent l’influence de l’armée américaine à Hollywood dans la mesure où les scénarios sont réécrits à leur demande.

Sous cette égide managériale, Hulu opère dans le but de produire des divertissements qui attireront des abonnements. Cela signifie qu’il faut persuader par les émotions, les peurs communes et les préjugés dominants et, bien sûr, ajouter de bonnes doses de violence hautement sexualisée. Ces objectifs peuvent être habilement cachés sous le couvert de l'”intellectualisme”, de la “justice sociale”, du “féminisme” et, bien sûr, de la notion toujours malléable de “critique”.

 

 Un spectacle dystopien qui manque d’introspection et promeut le sécularisme

 

Pour comprendre l’histoire dystopique de “La Servante écarlate”, il faut être conscient du contexte, des insinuations et de la compréhension anthropologique du cadre historique du récit.

Une adaptation à l’écran, cependant, confère une forte immédiateté au visuel tout en réduisant la dépendance du lecteur à l’égard de la multidimensionnalité du contexte. Le spectateur n’a pas le même temps que le lecteur pour réfléchir, car un cadre violent suit un autre cadre violent dans un barrage visuel aux proportions brutales.

La violence gratuite à l’égard des femmes dans la série a même touché les critiques. Un critique, par exemple, a fait remarquer : “L’obsession de la deuxième saison pour la violence épuise un peu le telespectateur”.

Le spectateur est exposé à cette puissante et addictive combinaison de fascination et de dégoût qui crée une dépendance, car les femmes modestement couvertes sont horriblement maltraitées. Certaines de ces femmes portent même un couvre-visage ressemblant à un niqab (un détail qui n’a jamais figuré dans l’œuvre originale).

À quoi pourrait servir cette violence gratuite ? Bien que les producteurs affirment qu’elle vise à stimuler le changement, les critiques disent qu’elle ne fait que renforcer “une tradition de longue date qui consiste à considérer l’expérience féminine comme douloureuse par nature”.

Le message est que, malgré leurs meilleurs efforts et leurs prières, ces femmes sont sans espoir. Dieu, (ce que nous sommes amenés à croire) les a oubliées, tandis que des hommes monstrueux qui les “possèdent” déforment les écritures saintes pour justifier leurs abus.

Maintenant, nous devrions savoir où cela nous mène.

Même si le livre fait référence au christianisme, les visuels de la série imitent les vêtements et la dynamique de l’islam, et le spectacle qui en résulte ressemble à une tentative de diffamation de l’islam sous forme d’une attaque “intellectuelle” contre l’intégrisme chrétien.

Ce projet est renforcé par notre paradigme mondial contemporain, où les humanistes laïques doivent continuellement justifier leur idolâtrie de la volonté humaine comme arbitre ultime du bien et du mal. Ces efforts de laïcisation font face à leur plus grande menace avec la propagation rapide de l’Islam.

En conséquence, des réseaux anti-islamiques acharnés ont vu le jour, leurs rangs gonflés d’athées qui n’hésitent pas à se plier au mythe de la civilisation judéo-chrétienne si cela sert leur programme.

Ces militants athées des “droits” humanistes – dans leur foi aveugle en la ” volonté populaire ” comme substitut à la moralité – ont effectivement créé une industrie de la haine avec l’air de “l’intellectualisme”.

 

 Les femmes au premier plan d’une forme de haine trompeuse

 

À notre époque, les réseaux sociaux et internet font beaucoup de bruits et de distractions qui, d’une certaine façon, censurent les faits et la réalité tout en augmentant les disputes et la division. Ils ont également l’effet secondaire utile d’implanter des idées dans l’esprit d’un public émotionnellement préparé.

Les sujets qui font appel aux peurs et aux haines dominantes, comme la violence faite aux femmes, sont particulièrement destructeurs. Ces sujets sont ensuite nourris par des activistes sur les réseaux sociaux qui en tirent le message anti-islamique de la série Hulu et se l’approprie pour leurs propres projets politiques. La plupart de ces commentateurs sont des femmes liées à des hommes qui gèrent des lobbies laïcs foncièrement islamophobes. (En France nous avons Riposte Laïque et d’autres groupes similaires)

Cela inclut Yasmin Mohammed, qui a été flattée et utilisée par le leader du “nouvel athéisme” américain, à savoir, Sam Harris, ainsi que des “amis” comme Maajid Nawaz et Ayaan Hirsi Ali, Shireen Qudosi (qui, tout en écrivant pour le Projet Clarion pro-israélien et anti-musulman, dit être une meilleure personne que le Prophète ﷺ), et la “laïciste de l’année 2018”, Amina Lone. Cette dernière a l’intention de dévêtir les femmes musulmanes avec des appels laïques à la “liberté de choix”, etc.

Mais l’exemple le plus flagrant de l’utilisation de “la Servante écarlate” pour attiser l’animosité anti-musulmane vient d’Allison Pearson dans The Spectator. Pearson a écrit, d’une manière outrageusement condescendante, que les femmes musulmanes étaient, “des idiotes utiles pour […] des brutes fondamentalistes.”

Elle a également déclaré que les femmes musulmanes se couvrent “de la tête aux pieds au cas où les hommes auraient des idées”. En d’autres termes, les femmes musulmanes sont contrôlées par les hommes musulmans de la même manière que les femmes de “la Servante écarlate” sont contrôlées par leurs hommes. Cela fait le jeu de tous les stéréotypes et thèmes orientalistes habituels sur le voile. Veuillez noter (pour la énième fois) : Nous, les femmes musulmanes, ne nous couvrons pas par flatter les hommes ; nous nous couvrons pour obéir aux ordres d’Allah.

Cependant, malheureusement, de tels stéréotypes et thèmes orientalistes sont difficiles à éviter pour les femmes laïques comme Pearson, qui sont si intellectuellement et spirituellement rabougries qu’elles interprètent de manière réflexive tout ce qui touche à la relation homme/femme selon une dynamique oppresseur/opprimée. C’est la vision fondamentalement réductrice du matérialisme et de l’utilitarisme, où le plaisir charnel est compris comme l’arbitre suprême du comportement.

De tels utilitaristes sont incapables de sonder la capacité d’une femme à vivre en dehors d’un système d’objectivation sexuelle de celle-ci. Chaque jour, nous sommes soumis aux images de la publicité et des médias, où les parties du corps des femmes sont placardées sur des panneaux d’affichage, des autobus et des vitrines dans diverses positions sexuelles érotiques. Curieusement, Pearson et ses collaborateurs ne voient pas le contrôle étouffant des hommes dans tout cela, peu importe. Pour eux, ce sont seulement les femmes musulmanes qui sont des victimes impuissantes et stupides.

Ces utilitaristes se sentent tellement menacées qu’elles iront jusqu’à exiger que les femmes en niqab n’apparaissent pas à la télévision et qu’on ne leur donne pas du tout la parole. Ils veulent que la femme musulmane soit réduite au silence parce que ce qu’elle exprime en se couvrant les rend furieux. Ils ne le comprennent pas, alors ils les craignent et les méprisent.

 

Ces femmes devraient faire attention car la vie à laquelle elles appellent est, en réalité, une vie inhumaine. Leur cœur s’assombrit à chaque pierre jetée contre l’Islam, et c’est une terrible perte.

Pearson, dans son article, encourage même la police – nous supposons que ce sont surtout des hommes – à “scruter les vols” en provenance de “pays où il y a une prévalence d’abus, de mutilations génitales féminines et de repassage des seins”.

Comment peut-on “scruter un vol” pour surveiller l’état des parties intimes des jeunes filles ? La suggestion même est écœurante, elle justifie des intrusions dans l’intimité des musulmanes et leurs enfants, basées uniquement sur des stéréotypes dépassés qui dénigrent l’Islam.

Ce cri de guerre contre les jeunes filles musulmanes provient d’une haine profonde et d’un désir de déshumaniser les musulmans à leur point le plus faible : l’enfance. Mais même la préoccupation pour les enfants est occidentalo-centrée. Pearson a demandé l’internement massif des “terroristes présumés”, c’est-à-dire des musulmans, “pour protéger nos enfants”. Les enfants musulmans, quant à eux, se font scanner par la police dans le magnifique avenir prévue par Pearson.

 

La corde laïque reliant l’utérus à l’État et la femme à l’État —

L’idée que l’appareil reproductif féminin devrait être utilisé au service d’un système/nation dont les philosophies fondamentales incluent une sorte de déification de la civilisation blanche est l’avertissement principal d’origine de La Servante écarlate.

 

Dans cette histoire, une femme est emprisonnée. Le « dieu », auquel elle croit après avoir subi un lavage de cerveau, est sans pitié. Ce dieu est, par essence, une nation, une tribu ou un État – des entités animées par la folie et la cupidité qui sont caractéristiques d’une société qui adhère à la “volonté de la majorité” (lui-même un concept qui n’est pas réel mais qui est créé de toutes pièces pour remporter des votes par la peur et le populisme).

 Les gardiens de ce dieu sont des hommes  (et des femmes qui prétendent s’occuper du bien-être des femmes tout en préservant et en appliquant leur propre pouvoir). Ainsi, pour vivre, les servantes de ce système doivent vénérer les lois des hommes. C’est, en un mot, la laïcité humaniste.

C’est exactement le même credo qui a conduit au meurtre des nouveau-nés mâles afin d’empêcher l’inévitable conquête du Pharaon dérangé par Moïse. Les sages-femmes qui signalaient la naissance d’un enfant mâle étaient, bien entendu, employées par le Pharaon lui-même. [1]

 La notion d’utilité dans le Système actuel vs. Les notions islamiques de mérite.

L’histoire des mauvais traitements subis par les femmes devrait fournir une preuve suffisante que, sans la Loi Divine, les femmes souffriront.

Pour faire face à cette réalité, le féminisme a dû passer par trois “phases” ou “vagues” afin de rester pertinent. Aujourd’hui, il est sur le point de perdre toute sa pertinence malgré les efforts des gourous laïques pour le ressusciter dans différents cadres “critiques” et “fondés sur les droits” et même “islamiques”.

Le problème du féminisme est un problème économique. Non seulement la théorie a été utilisée pour stimuler la main-d’œuvre (qui à son tour stimule le secteur bancaire), mais à la base, elle ignore l’abus continu des femmes au sein des systèmes nihilistes qui n’ont pas d’autorité divine pour réglementer les concepts de valeur et d’utilité. A la place de cette Belle Autorité (celle d’Allah), il n’y a que du matériel, de l’utilitarisme.

Comparons la “valeur” des femmes dans ce système laïque à la façon dont la valeur est conçue dans l’Islam. Au sens islamique, la valeur d’un être humain est directement liée à حرمة, que l’on traduit vaguement par “sainteté”. Cette sainteté a une valeur insistante et continue qui, pour Allah, dépasse non seulement le monde matériel et tout ce qu’il contient mais, selon le Prophète ﷺ, la sainteté de la Ka`bah elle-même. [2]

Cette valeur est intrinsèque et transcendante, accordée par Allah et aucune autre entité, surtout pas un système séculier qui nous utilise comme des marchandises. L’Islam exige plutôt une compréhension de notre valeur en tant que femmes, selon la Source de notre valeur, qui est Divine et non humaniste.

En exploitant nos talents et nos compétences dans le seul but de gagner la satisfaction d’Allah, la femme musulmane est en paix avec elle-même, car elle vit de la manière dont son Créateur l’a voulue. Dans cette volonté de servir Allah d’abord, elle sert naturellement l’humanité aussi.

L’utérus – qui est soit diabolisé soit approprié à des fins matérielles dans la laïcité – a une position complètement différente dans l’Islam. Le terme arabe pour l’utérus est rahim, et ses lettres racine raa-haa-mim sont également les lettres racine des deux Noms/Attributs d’Allah : al-Rahim et al-Rahman (Tout Miséricordieux et Très Miséricordieux).

C’est pour cette raison qu’une femme enceinte est traitée avec la plus grande miséricorde et compassion. La naissance elle-même est encore protégée dans certaines communautés musulmanes africaines par des pratiques telles que l’imposition de conditions spécifiques d’isolement spécial pour la mère et l’enfant.

 Le Prophète ﷺ a dit : “Le mot al-rahim (utérus) tire son nom d’al-Rahman (c’est-à-dire un des noms d’Allah) et Allah a dit : ‘Je garderai de bonnes relations avec celui qui gardera de bonnes relations avec vous (c’est-à-dire l’utérus, c’est-à-dire la famille) et je romprai la relation avec celui qui rompra les relations avec vous [Sahih Bukhari].”

Le statut de l’utérus et, par conséquent, de la femme en tant que porteuse de vie et de famille, n’est pas attiré vers le matérialisme vide et ses attentes interminables et étouffantes. Au contraire, le statut de l’utérus est honoré dans l’Islam et porte une signification supérieure et une signification métaphysique.

Lorsque ce sens et cette signification sont cimentés dans l’esprit de la femme elle-même, alors toutes les autres préoccupations disparaissent. Les femmes musulmanes sont heureuses de protéger leur corps et leur âme contre les assauts des idéologies concurrentes et de leurs faux dieux. Les femmes musulmanes auront ainsi le sentiment qu’Allah les connaît et les aime le mieux.

Et lorsque la position de la femme musulmane n’est pas entachée par des notions laïques comme le féminisme, il en résulte, tout simplement, de la tranquillité et de la confiance. Par conséquent, la plupart d’entre nous, face à de telles attaques, roulons simplement les yeux et flottons sur notre chemin de béatitude.

Cela pousse les féministes laïques à des sommets de rage encore plus élevés.

 

Les féministes sont des outils pour le système laïc

 

Cependant, nous devons rappeler certaines choses à nos sœurs laïques et féministes.

Dans la société laïque “fondée sur les droits”, le corps féminin, ses traits, son esprit précieux sont devenus les cibles d’un système prédateur. Dans le système scolaire, le lieu de travail et le foyer laïque, les femmes ne sont “valorisées” que pour leur utilité matérialiste. La valeur des femmes se trouve dans les désirs et les besoins matérialistes d’autres êtres humains, qu’il s’agisse de l’employeur, de l’entreprise ou du petit ami excité (sexuellement). Cette valeur se mesure en argent, en possessions matérielles, en renommée : toutes les choses dont les femmes ont été programmées pour chérir par-dessus tout dans nos sociétés modernes. Mais au fond d’elle-même, la femme a le sentiment désagréable que ces récompenses ne la comblent pas. Et, en effet, comment le pourraient-elles ?

 

Dans ce paradigme, elle est éminemment jetable. Pour s’intégrer, elle doit développer toutes sortes de traits de personnalité étranges et tordus dans le but de conserver sa position de “femme moderne et accomplie”. Parfois, les femmes elles-mêmes encouragent cette démarche. Elle subit une pression permanente venant de toute part : de l’environnement scolaire aux médias, des séries télévisées aux documentaires “intellectuels”.

Cette “femme moderne” pervertie est particulièrement perturbée lorsqu’elle se lance dans une carrière de commentatrice féministe, d’activiste ou d’universitaire, manipulée par des hommes souriants qui poussent un programme anti-islamique et anti-Dieu. Ces femmes sont les servantes de l’oppression.

Le féminisme et l’humanisme laïque sont officiellement devenus des armes dans cette oppression, puisque les deux théories se moquent de la Loi divine et même de l’idée d’adorer son Créateur (nous l’implorons de nous protéger de cette pensée délirante, amin).

Mais, en raison du besoin instinctif d’autorité des humains, les oppresseurs doivent diriger l’humanité vers d’autres formes de culte. Cet “autre” n’est autre que l’autorité de l’État laïque et de son système matérialiste.

Malgré tous ses efforts, une femme ne peut pas se libérer de l’oppression en utilisant des théories qui ne font que faciliter l’oppression. C’est comme si une lionne s’écrasait contre les murs de sa cage, une cage qui devient plus forte à chaque coup. Pendant ce temps, le gardien du zoo, souriant, récolte les profits de ceux qui veulent la voir et admirer sa beauté torturée.

Comme nous l’avons vu, ces théories féministes laïques vont se transformer et changer, absorber/captiver différentes communautés et “critiques” pour se mettre à jour et rester pertinentes, tout en contribuant à l’illusion que la laïcité est un système “diversifié” offrant “liberté” et “égalité”.

Mais l’effet sur le bien-être des femmes du monde sera le même : la destruction.

Les femmes féministes, en particulier, doivent s’éveiller à leur vraie valeur et prendre la mesure la plus émancipatrice de toutes, qui est de sortir complètement du système féministe. Elles doivent comprendre que ce que le système dit être la liberté est en fait une prison. De même, ce que le système les conditionne à croire, c’est que l’oppression est leur salut.

Pour arriver à ce point éminent, les “femmes modernes” dans leurs cages doivent faire abstraction u lavage de cerveau qu’elles ont subi, de la colère générationnelle et du conditionnement académique, et ensuite étudier l’Islam avec une attitude d’humilité.

Créées comme elles l’ont été par un Beau Dieu, afin de l’adorer et de se soumettre à Lui et non aux hommes, ce n’est qu’en reconnaissant profondément cette simple Vérité et en agissant en ce sens dans la bonté et l’honneur, qu’elles finiront par trouver leur véritable pouvoir : et leur paix.

Notes :

[1] “Musa est né une année où les garçons ont été tués. Le Pharaon de son époque avait des personnes à sa disposition à qui on avait confié cette tâche. Il y avait des sages-femmes qui faisaient le tour et vérifiaient les femmes, et si elles remarquaient qu’une femme était enceinte, elles écrivaient son nom … Si la femme donnait naissance à une fille, elles la laissaient tranquille et s’en allaient, mais si elle donnait naissance à un garçon, les tueurs venaient avec leurs couteaux aiguisés et tuaient l’enfant”. – Ibn Kathir, Sourate Qasas, verset 4

[2]Le Prophète ﷺ a dit : ” Le meurtre d’un croyant est pire aux yeux d’Allah que la disparition de ce monde “. (Bayhaqi) Abdullah ibn Umar a rapporté : J’ai vu le Messager d’Allah, paix et bénédictions soient sur lui, tournant autour de la Ka`bah et disant : ” Que tu es pure et que ton parfum est pur ! Que tu es grande et que ta sainteté est grande ! Par celui dans la main duquel se trouve l’âme de Muhammad, la sainteté du croyant est plus grande pour Allah que ta sainteté.” (Ibn Majah)

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