La misère sexuelle de l’Occident

Sommaire

La marchandisation du sexe
La guerre contre les femmes
Fantasme ou réalité ?
Le sexe est partout

Introduction

LOS ANGELES, États-Unis – Après Woodstock, il y a eu les enquêtes sur les agressions sexuelles dans les campus. Après le soutien-gorge brûlé (les féministes qui militaient dans les années 60 contre le port du soutien gorge et pour la liberté d’avoir les seins libres), il y a eu la drogue du violeur. La révolution sexuelle des années 1960 a d’abord suscité l’enthousiasme, mais les passions se sont estompées depuis. Ces mouvements sont devenus contestables, voire vraiment moches : pour une seule raison, ils ont échoué à donner du sens, un but, un épanouissement, en particulier à l’épanouissement sexuel. Révolution n’est pas synonyme de progrès. La récente étude selon laquelle une femme occidentale sur quatre à l’université est victime d’agression sexuelle de la part d’hommes occidentaux reflète de façon inquiétante le fait qu’une femme occidentale sur quatre sera victime de violence familiale à un moment donné de sa vie. Ces sombres statistiques ont amené les Occidentaux à se rendre compte que l’une des grandes misères qui affligent une grande partie de ce qu’on appelle le monde occidental, et le monde libéral sécularisé (rappel : sécularisé signifie que la religion a perdu une bonne partie de son influence dans la société) en général, est sa relation malsaine avec les femmes et les filles. Si elles ne se font pas parader dans des concours de beauté sordides à l’âge de cinq ans ou si elles ne sont pas réprimandées par des féministes pour ne pas avoir adopté l’idée qu’être une débauchée c’est cool, au minimum les femmes occidentales peuvent espérer une vie dépressive et de solitude, sinon de violence domestique et sexuelle. Pour remédier à ce dernier problème, les universités occidentales et les lieux de travail ont commencé à produire de nombreux guides de bonne conduite à l’intention des étudiants et des employés masculins en raison de leur propension importante à violer ou harceler sexuellement leurs homologues femmes.

La marchandisation du sexe

Le sexe est une marchandise commercialisée – dans des lieux comme New York, Londres, Paris ou Amsterdam – par le biais de la culture libérale hypersexualisée, des pressions voyeuristes sur les réseaux sociaux et des images pornographiques de corps féminin dans cet Occident saturé de publicité. L’ensemble crée un environnement puissant de surexposition et de désensibilisation, où les gens, comme les toxicomanes à la recherche de sensations plus fortes, doivent de plus en plus recourir à des actes sexuels plus extrêmes et à des fétichismes afin de générer la même excitation. Il n’est pas surprenant que cette escalade ait conduit à une épidémie de perversion et d’anomalies sexuelles allant des maisons closes et clubs échangistes à la pédophilie, chaque déviance avec son propre groupe et son propre mouvement social et des “Guerriers de la justice sociale” (SJW) dévoués qui préconisent l’acceptation de soi et la célébration de toutes ces déviances.

Aujourd’hui, le sexe constitue un grand paradoxe dans de nombreux pays du monde occidental : certains agissent comme si tout tournait autour du sexe, et pourtant c’est vide de sens. Se laisser aller, hébété, à une fornication occasionnelle après une rencontre Tinder, cela pèse sur l’esprit par sa vacuité même. Bien que les femmes occidentales soient régulièrement accostées par tous, des footballeurs aux députés (#metoo), elles sont dans le même temps encouragées à dévoiler leurs propres “atouts” sur Instagram et Snapchat, dans un flux de réseaux sociaux où la recherche de validation est à la fois narcissique et désespéré.

La guerre contre les femmes

Les femmes sont un sujet récurrent dans le discours quotidien, parce que les enjeux qu’elles incarnent – pour les mythes de la supériorité, du progrès et de l’exclusivisme occidentaux – sont grands. Dans certains pays, elles n’ont accès à la sphère publique que si elles renoncent à leur utérus : se contenter de femmes mères et “simples ménagères”, c’est découvrir le paradoxe que les féministes et les progressistes ont désespérément besoin de nier : peut-être que les femmes occidentales ne peuvent pas tout avoir. Les mères sont perçues comme une source de déstabilisation – les congés maternité prolongés entraînent une perte de profit, disent certains – et ne sont respectées que lorsqu’elles sont définies par une position hiérarchique : titre de vice-présidente de X ou de manager prometteuse de Y.

Ces contradictions créent des tensions insupportables. La femme adulte n’a ni perspective, ni issue; fonder une famille n’est plus un moyen de soutien, d’amour et d’épanouissement, mais un fardeau à remettre le plus tard possible. La misère sexuelle et psychologique qui en résulte peut sombrer dans l’absurdité et l’hystérie. Ici aussi, certains espèrent faire l’expérience de l’amour familial, mais les mécanismes pour cet amour – le mariage, l’éducation des enfants, la stabilité familiale – sont empêchés : la moitié des enfants nés en Occident sont nés de mères célibataires, ce qui est inquiétant étant donné qu’il existe une corrélation directe et indéniable entre les foyers monoparentales et le taux de criminalité – ce qui pourrait expliquer partiellement pourquoi certains pays occidentaux ont le taux le plus élevé au monde en matière d’homicide et de criminalité avec violence. Et pour peu le d’occidentaux mariés, le spectre de l’infidélité est grand, car même l’adultère a été commercialisé, où des sites de tromperie comme AshleyMadison.com répondent aux besoins de dizaines de millions d’utilisateurs enregistrés.

Dans certains pays occidentaux, la guerre contre les femmes a l’air d’une mascarade théâtrale. Les femmes occidentales dépensent plus de 20 milliards de dollars par an en cosmétiques et parfums et 12 milliards de dollars en chirurgie esthétique (alors que seulement 22 milliards de dollars sont nécessaires pour nourrir, vêtir et fournir des soins de santé de base aux pauvres du monde entier) – toutes ces dépenses pour se conformer aux standards artificiels de mode et de beauté dictées par les conglomérats d’entreprises qui tirent profit du besoin d’ « être sexy » de la femme occidentale. Bien sûr, ce besoin n’existe que parce que les femmes sont délibérément socialisées et obsédées par chaque détail de leur corps, de sorte que des millions de femmes, dont certaines n’ont pas plus de 11 ans, souffrent de troubles alimentaires et d’autres formes de maladies dysmorphiques corporelles.

Malheureusement pour ces femmes occidentales, qui sont littéralement affamées d’attention, les hommes occidentaux, en pleine “crise de masculinité”, ne semblent pas trop intéressés, car ils ont été complètement désensibilisés par les quantités infinies de porno sur Internet. Et quand les messieurs atteints de TDAH (Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) ne se masturbent pas, ils sont trop occupés à jouer à des jeux vidéo ou à se suicider : tragiquement, le suicide est la principale cause de décès chez les hommes âgés de 20 à 49 ans dans certains pays occidentaux.

Fantasme ou réalité ?

L’une des conséquences est que les gens fantasment sur les attributs d’un autre monde : soit le monde colporté par la culture populaire et les films de Disney sur la romance et l’amour monogame entre “âmes sœurs”, soit le monde aux moeurs légères, parfois violent, des « coups d’un soir », sans lendemain ni engagement, plus à l’aise sur le plateau d’un film pornographique que dans la réalité. C’est un choix parfaitement illustré par l’offre des médias occidentaux. Miley Cyrus et d’autres anciens de la TV realité « qui ont mal tourné » font fureur à la télévision, tout comme la sexualisation des jeunes filles et des préadolescentes, poussées à se responsabiliser et à «  être maitresse de leur sexualité » tout en s’habillant et en agissant comme des stars du porno. L’habillement est aussi extrême : Les femmes occidentales croient naïvement que leur garde-robe est le fruit d’un choix libre et indépendant, pourtant, malgré cette croyance, la grande majorité des vêtements se situe “comme par hasard” dans les limites étroites de la mode actuelle et les diktats de Versace, Chanel, et un stock interminable de listes “à la mode ou pas ?” qui feraient passer un soufi adepte du taqlid aveugle comme quelqu’un de négligeant à côté de ces femmes occidentales suivant les conseils de mode aveuglément.

Les sexothérapeutes sont légion dans le monde occidental, et leurs conseils, aussi contradictoires ou ridicules soient-ils, sont avidement consommés. Ces gourous autoproclamés ont de facto le monopole de parler du corps, du sexe et de l’amour. Avec l’Internet, la télévision et les magazines de ragots en abondance, certains de leurs “conseils” ont pris des formes monstrueuses, devenant une sorte de pornoPsychologie. En regardant la couverture d’un magasine féminin dans un supermarché, j’ai pu lire : “Aidez votre amant à trouver une escorte”, et plus encore.

Le sexe est partout

Surtout dans les écoles.

Les orgasmes sont nécessaires dès lors la puberté atteinte et qu’un corps demandeur est disponible. Être puceau ou vierge au delà d’un certain âge, c’est être un paria. Ces pressions, combinées au déferlement d’images et de contenus sexualisés dans les médias et l’environnement, forment un mélange dangereux. Dans de nombreuses villes occidentales, les cas de viols collectifs par des gangs d’écoliers sur leurs camarades de classe de sexe féminin sont un phénomène qui prend de l’ampleur. Mais les jeunes filles n’ont pas que leurs camarades de classe masculins de qui s’inquiéter. Les délinquants sexuels violents en Occident, du moins ceux qui sont arrêtés et condamnés, purgent des peines d’emprisonnement d’une brièveté choquante avant d’être considérés comme “réhabilités” et réinsérés dans la société. Dans certaines régions de l’Occident, les délinquants qui commettent des crimes sexuels contre des enfants purgent en moyenne moins de peine en prison que les délinquants qui commettent les mêmes crimes contre des adultes.

Et ce n’est pas seulement la dégénérescence des agresseurs d’enfants. Les producteurs, les distributeurs et les consommateurs de pornographie juvénile et d’esclavage sexuel des enfants comprennent des cinéastes célèbres, des banquiers de fonds spéculatifs milliardaires, des politiciens, etc. Même d’éminents professeurs de la faculté de droit de Harvard, comme Alan Dershowitz, sont accusés d’avoir commis des actes de pédophilie et de trafic sexuel. Apparemment, l’attrait d’enfants innocents et vierges est trop fort pour les riches et les célébrités de l’Occident. Ces délices d’un autre monde sont les récompenses tacites pour ceux qui réussissent dans les pays de la misère sexuelle. Rêvant de telles perspectives, les magnats pédophiles des affaires s’abandonnent à une logique terrifiante et surréaliste : le chemin vers l’orgasme passe par la domination prédatrice et non l’amour.

L’Occident trouve depuis longtemps un réconfort dans l’exotisme, qui exonère les différences. En dehors de l’Inde et du Zimbabwe, le reste des 10 pays où la fréquence du viol est la plus élevée dans le monde sont des pays occidentaux. Malgré toute cette misère déchirante, les impérialistes occidentaux ont pris l’initiative d’exporter au reste du monde leur forme unique de “libération sexuelle”, secourant les femmes des pays “en développement” par l’occupation militaire et un flot incessant d’ONG prêtes à civiliser des sociétés qui ne connaissent rien des valeurs morales sexuelles supérieures de l’Occident. Ce qui ressemblait depuis longtemps à des spectacles étrangers dans des contrées lointaines ressemble aujourd’hui à un choc des cultures qui se joue dans le monde entier. Les différences autrefois désamorcées par la distance et le sentiment d’isolement sont devenues une menace imminente. Partout dans le monde, les gens découvrent, avec anxiété et peur, que le sexe dans le monde occidental est malade, et que sa maladie vénérienne est en train d’infecter le reste du monde.

 

Daniel Haqiqatjou, article original avec toutes les sources : https://muslimmatters.org/2016/02/15/the-sexual-misery-of-the-western-world/

Auteur de l’article : Rayan

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