Le totalitarisme islamique : une preuve pour l’Islam.

Parmi les tenants du non-Islam l’une des critiques les plus récurrentes est celle concernant le fait que l’Islam légifère sur la totalité de l’existence humaine : non seulement à ce qui touche au supposé “spirituel”, le cultuel, mais aussi à ce qui serait le droit pénal, le droit civil, … mais comme souvent, si l’objet de leur critique en fait n’était qu’une énième preuve de l’Islam ? Réfléchissez : si le prophète (paix et éloges sur lui) était un imposteur (nous cherchons secours auprès d’Allah!), se serait-il occupé de sujets allant de l’hygiène personnelle jusque à une ébauche de droit international humanitaire (réglementation de la guerre), en passant par le droit des successions ? Quel en est “l’intérêt pratique” pour quelqu’un qui voudrait, soi-disant, asseoir ses desseins personnels ?

On pourrait dire que c’était pour créer une société nouvelle – la ‘umma – mais dans ces aspects-là l’Arabie pré-jahilienne aurait très bien pu être “recyclée”, comme la révolution chinoise n’a fait que “muter” – sur la forme mais non pas le fond – la Chine ancienne (thèse de Lucien Bianco), de même que la révolution bolchévique n’aurait fait que revigorer la Russie tsariste, c’est-à-dire garder sa spécificité mais en accélérant la modernisation par l’idéologie communiste (thèse générique des Eurasianistes). Par contre, l’Islam détruit le cœur (culturel autant que socio-économique) de l’Arabie jahilienne, à savoir l’idole.

Et dans cette législation, une interdiction est à souligner, à savoir celle de l’alcool : on connaît l’importance du vin dans les traditions religieuses (dont celles du monde sémitique), et quand les États-Unis (ironiquement, sous le coup des “progressistes”), pendant la “prohibition” (1920-1933), ont formellement interdit la production, le transport et la vente des boissons alcoolisées, à cause des problèmes sociétaux que leur consommation amenait (violences familiales, …), l’expérience est restée limitée du fait autant de l’impopularité croissante parmi les citoyens qu’à des des soucis purement économiques (ne pas taxer la vente d’alcool faisait perdre des centaines de millions de dollars au gouvernement). On dit même que la mafia moderne américaine est née dans ce contexte, avec la contrebande, cette mafia qui autrefois se “limitait” à des histoires de petite-criminalité ou de prostitution : Arnold Rothstein a été le premier à voir “l’opportunité capitaliste” derrière la prohibition, et parmi les mafieux célèbres qui ont fait “leurs armes” pendant cette période on a Lucky Luciano et Meyer Lansky à New-York ou encore Al Capone à Chicago. C’est dire ce que cette interdiction a eu comme répercussions sociétales générales.

Il existe même une anecdote comme quoi Vladimir Ier, autour de l’An Mil, a choisi la religion chrétienne pour les Russes plutôt que l’Islam car la première tolère le vin, mais dans tous les cas : quel “imposteur” (nous cherchons secours auprès d’Allah!) veut entamer une religion à visée universelle, pour ne pas dire populaire, en interdisant l’alcool ?

Comme d’habitude, certains font d’une preuve de l’Islam un argument pour s’égarer.

Arslan Akhtar

 

Auteur de l’article : Rayan

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