Les pensées d’Umm Khalid

Quand j’étais à l’université et encore célibataire, j’envisageais une proposition d’un certain frère (nommé Daniel).

J’ai eu une conversation avec l’une de mes amies les plus proches au sujet des qualités qu’il est important de rechercher chez un mari. Alhamdulillah, cette amie saoudienne avait 5 ans de plus que moi et avait vu beaucoup de ses pairs se marier, et elle m’a donné quelques sages conseils.

Elle m’a dit : “Après avoir vérifié les bases, son din et son خلق (caractère), sais-tu quelles sont les qualités les plus cruciales ? Il doit être هَيِّن لَيِّن”

Ces deux mots arabes se réfèrent à la même caractéristique générale : la facilité, l’indulgence. Un homme décontracté, détendu, facile à vivre. En gros, il devrait être un mec cool.

Bien sûr, il ne peut pas être calme sur tout. Nous devons tous défendre quelque chose, nous préoccuper profondément de QUELQUES QUESTIONS, être stricts dans QUELQUES QUESTIONS. Mais il doit être strict quand c’est important, quand c’est justifié ; comme quand il s’agit des commandements et des limites fixés par Allah, par exemple. Alors il ne devrait absolument pas être cool ou indulgent, car cela équivaut à la négligence et à l’abandon des lois d’Allah, et cela mène à la destruction.

Mais quand il s’agit d’autres questions, de plus petites questions de choses quotidiennes sans importance, vous voulez que votre mari soit détendu. Pas coincé, pinailleur, rigide, dur, inflexible, exigeant, obsessionnel sur les plus petites choses, trop sensible aux moindres détails. Certaines personnes, simplement par leur nature ou leur personnalité, seraient classées par la plupart des gens comme des “personnes difficiles”.

Vous ne voulez pas ce genre de rigidité chez un mari. Elle rend la vie quotidienne inutilement stressante. La vie est déjà assez dure par elle-même, la dernière chose dont nous avons besoin, c’est d’un conjoint qui pinaille et qui a besoin que tout soit juste comme il le décide. Alors la vie de couple serait un cauchemar.

Un bon mari est un homme qui est dur ou strict quand il doit l’être, mais avec sa femme dans leur vie familiale, il est détendu et facile. Il a un côté amusant et un sens de l’humour sur les hauts et les bas de la vie, et il comprend quand les choses tournent mal. Il est indulgent avec elle, compatissant et clément (jusqu’à un certain point, bien sûr ! Dans la mesure du raisonnable !). Il ne lui demande pas, par exemple, pourquoi elle a déplacé ce petit objet de cette table d’appoint à la table basse, ou ne la fustige pas pour avoir accidentellement mis la mauvaise adresse dans le GPS, ou si le dîner a 15 minutes de retard ou manque un peu de sel, ou l’interroge sur de petits détails sans importance qui sont insignifiants. Quelqu’un qui agit de cette façon n’est généralement pas facile à côtoyer ou à vivre avec.

Tu veux que ton mari soit facile à vivre. Parce que… tu vivras avec lui.

Alhamdulillah, aujourd’hui, plus d’une décennie plus tard, je confirme complètement ce conseil. Un mari facile à vivre et cool est une énorme bénédiction.

Bien sûr, en tant qu’épouse, n’oubliez pas de lui rendre la pareille ! Si vous avez la chance d’avoir un mari cool, faites preuve de la même courtoisie envers lui et laissez aller les petites choses. Ne le harcelez pas quand il vous énerve. Personne n’est parfait.

Umm Khalid (femme de Daniel Haqiqatjou)


-Dr Leonard Sax, L’effondrement du rôle parental

Voilà ce qui est bizarre. Nous, les parents, consacrons de plus en plus de temps et d’argent à l’éducation des enfants, mais quand on regarde les résultats, les choses empirent, elles ne s’améliorent pas. Les enfants américains sont maintenant beaucoup plus susceptibles de recevoir un diagnostic de troubles de l’attention, de troubles bipolaires ou d’autres troubles psychiatriques qu’il y a 25 ans, et ils sont plus gras et moins en forme qu’il y a 25 ans. Les études sur les résultats à long terme suggèrent que les enfants américains sont maintenant moins résistants et plus fragiles qu’avant.

Qu’est-ce qu’il se passe ?

Voilà mon diagnostic. Au cours des trois dernières décennies, il y a eu un transfert massif d’autorité des parents aux enfants. Ce transfert d’autorité s’est accompagné d’un changement dans l’évaluation des opinions et des préférences des enfants. Dans de nombreuses familles, ce que les enfants pensent, ce qu’ils aiment et ce qu’ils veulent maintenant compte autant, voire plus, que ce que leurs parents pensent, aiment et veulent. “Laisser les enfants décider” est devenu un mantra de l’éducation des enfants. Comme je vais le montrer, ces changements, partis d’une bonne intention, ont profondément nui aux enfants.

 


 

Aimez vos enfants, mais dans la mesure du raisonnable. Assurez-vous que votre amour, bien que naturel et beau, ne dépasse pas ses limites.

Parfois, à l’endroit où nous devrions avoir de l’amour pour Allah et Son Bien-Aimé, nous mettons plutôt l’amour des autres, comme nos enfants. Nous sommes prêts et disposés à faire n’importe quoi pour nos enfants. Tout pour les rendre heureux, pour les mettre à l’aise. Peut-être même… n’importe quoi de haram. Notre amour pour nos enfants prend subtilement le dessus sur notre amour pour Allah et Ses commandements, et nous commençons inconsciemment à mettre nos enfants avant Lui.

Quand on fait ça, c’est un désastre. Allah devrait être notre priorité numéro un. Quoi que nous placions au lieu de cela comme notre priorité numéro un sur Allah, cette chose très précisément sera la source de notre malheur par la suite.

J’ai vu cela en action de mes propres yeux.

Je connais une mère qui a eu beaucoup de mal à avoir des enfants et qui a fait plusieurs fausses couches avant d’avoir enfin un enfant en bonne santé. Un garçon.

Il était tout pour elle : son premier-né, sa première grossesse complète qui ne s’est pas terminée par une perte, un enfant mâle parmi ses belles-filles. Elle s’enveloppa de son amour pour lui, s’éprit de son amour pour lui, s’adonnant à lui, manquant parfois des prières pour s’occuper de lui, commettant de petites injustices ici et là avec ses belles-filles parce qu’elles étaient des filles et qu’il était un garçon.

Avance rapide de vingt ans. Ce garçon bien-aimé, qu’elle aimait plus que tout, littéralement tout, devint la source de sa plus grande tristesse. Il était son tourment, son plus grand facteur de stress, la cause de ses cheveux gris et de son chagrin. Il était insouciant des sacrifices qu’elle a fait pour lui et insouciant de son din, enveloppé dans sa propre vie, ses amis et son amusement. Elle a versé plus de larmes pour lui que pour quoi que ce soit d’autre.

En tant que parents, et peut-être surtout en tant que mères, nous aimons évidemment nos enfants du fond du cœur. C’est l’un des types d’amour les plus fondamentaux et universels de cette dunya. Rien n’est plus fort que l’amour d’un père pour son enfant. Rien n’est plus pur que l’amour d’une mère pour son enfant.

Pourtant, en tant que musulmans, nous aimons Allah d’un amour incomparable. Notre amour pour Allah, et de Son prophète bien-aimé (paix et salut sur lui) doit être plus grand que notre amour pour quoi que ce soit ou pour quiconque d’autre. Y compris nos conjoints, nos parents, nos enfants. Nous-mêmes.

Voici l’un de mes versets préférés, dans sourate Al-Baqara :

وَمِنَ النَّاسِ مَن يَتَّخِذُ مِن دُونِ اللَّهِ أَندَادًا يُحِبُّونَهُمْ كَحُبِّ اللَّهِ ۖ وَالَّذِينَ آمَنُوا أَشَدُّ حُبًّا لِّلَّه

“Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l’amour d’Allah….”

Une chose que je trouve vraiment touchante, c’est que lorsque les Sahabas s’adressait au prophète Muhammad, que la paix soit sur lui, ils disaient souvent cette expression :

“فداك أبي وأمي يا رسول الله”

“Que ma mère et mon père soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah !”

Et, nous connaissons tous le célèbre hadith :

وعن عبد الله بن هشام قال : كنا مع النبي صلى الله عليه وسلم وهو آخذ بيد عمر بن الخطاب ، فقال له عمر: يا رسول الله ، لأنت أحب إلي من كل شيء ، إلا من نفسي . فقال النبي صلى الله عليه وسلم : ( لا والذي نفسي بيده حتى أكون أحب إليك من نفسك ) فقال له عمر : فإنه الآن والله لأنت أحب إلي من نفسي . فقال النبي صلى الله عليه وسلم : ( الآن يا عمر ) رواه البخاري ( 6257 ) .

Nous étions avec le prophète d’Allah, alors qu’il tenait les mains d’Omar, et Omar dit : “Ô Messager d’Allah, tu es la chose la plus aimée pour moi, après ma propre personne”.

Le prophète Mohammed dit : “Non, Omar, par Celui dans la main duquel est mon âme, pas avant que tu m’aimes plus que toi-même.” (1)

Umar répondit : “Alors maintenant, par Allah, tu m’es certainement plus aimé que moi.”

Le prophète Mohammed a dit : “Maintenant, Umar, maintenant.” (2)

(1) C’est à dire : -Tu n’atteindras pas le degré de la foi parfaite tant que tu ne m’aimeras pas plus que ta propre personne-.

(2) C’est à dire : -maintenant tu as atteint ce degré-.

Umm Khalid


 

Q : A quel âge avez-vous commencé à enseigner le Coran à vos enfants, et comment avez-vous commencé ?

J’ai commencé à enseigner naturellement à mon aîné, parce qu’il nous voyait, ses parents, mémoriser le Coran et il voulait le faire aussi. Peut-être vers l’âge de 3 ou 3,5 ans. Super détendu, rien n’était forcé ou rapide.

On lui a appris les premières sourates courtes. Il a eu beaucoup de câlins, de bisous et de high-fives quand il réussissait. Nous avons renforcé les sourates qu’il a apprises en les récitant en salah. Il adorait ça, et il souriait et riait en le reconnaissant. C’était une application réelle de ce qu’il avait appris. C’était excitant.

Puis chaque enfant a voulu participer, petit à petit. Rien n’a encore été formalisé ou forcé. Leur durée d’attention était très courte et leur capacité à rester assis sans bouger pendant un certain temps était limitée, ce qui est parfaitement naturel. S’ils voulaient finir, nous avions fini et ils retournaient jouer.

Ainsi, dans cette phase initiale des 4 ou 5 premières années de la vie, leur apprentissage du Coran était surtout passif. Les enfants adorent naturellement observer le monde qui les entoure et plus particulièrement les adultes dans leur vie. Ils ont donc absorbé le Coran en le voyant et en l’entendant. En plus de voir maman et papa réciter à la maison, les enfants ont aussi entendu le Coran assez souvent, dans la voiture pendant le trajet vers les endroits amusants où nous allions : le parc, la bibliothèque, un rendez-vous pour jouer.

Aussi, je dois ajouter que nous n’avions pas d’écrans ou de télévision pour les enfants, donc le Coran est la chose la plus excitante qui se passe habituellement. Si la télé aurait été allumé ou s’ils auraient été habitué à la musique en arrière-plan, cela aurait probablement été différent. Mais je me souviens tellement de fois, je m’asseyais et j’essayais de travailler sur ma propre mémorisation, et en quelques secondes, les enfants quittaient leur jeu pour sauter sur le canapé à côté de moi et réciter leurs sourates à voix haute aussi. Je me surprenais à m’irriter un peu parce que leur “récitation” bruyante et enchevêtrée m’empêchait d’avoir la mienne. Mais j’ai réalisé qu’au lieu de m’énerver, je devais être ravie et dire alhamdulellah.

Puis, l’étape suivante. J’ai commencé à être plus structurée sur le fait d’avoir un vrai cours de Coran il y a environ un an, quand mon fils aîné commençait à peine sa septième année de vie. Je leur ai enseigné l’art d’apprendre, de respecter le maître (moi dans ce cas-ci), de vénérer la matière comme la parole littérale d’Allah, de s’asseoir et de se taire, et comment se comporter en classe, etc. Mon aîné semblait prêt à ce que sa mémorisation soit plus systématique.

J’enseigne le Coran à mes enfants avec du tajweed dès le début. J’incorpore les règles du tajweed dans la leçon au fur et à mesure qu’elles apparaissent, mais elles sont appliquées et non théoriques. L’étude théorique des règles du tajweed commencera quand les enfants seront plus âgés. Jusqu’à présent, ils connaissent les bases du tajweed appliqué, comme qalqalah قلقله, madd مد, idgham اضغام, etc. Ils n’entendent jamais le Coran récité sans tajweed.

En plus du tajweed de base, pendant ce cours de Coran, nous faisons pas mal de tafsir de base. J’explique chaque verset que je leur enseigne, souvent mot par mot, et s’il y a une histoire en jeu, eh bien….c’est l’heure de l’histoire !

Pour plus de détails sur la structure exacte de la classe et le système spécifique de hifth que j’utilise, j’ai écrit un long post à ce sujet il y a plusieurs semaines si vous êtes intéressé.

Mais tout mon truc, c’est de garder le Coran (et en général, l’apprentissage) amusant et optimiste. Les enfants, alhamdulellah, aiment déjà naturellement apprendre de nouvelles choses et ont une curiosité illimitée, et l’un des inconvénients de l’éducation ordinaire est qu’elle parvient à éteindre cette flamme. Je ne veux donc pas provoquer ça moi même alors que je fais l’école à la maison, en les poussant accidentellement trop fort ou en forçant les choses. Quand les enfants sont prêts, l’apprentissage est facile et amusant pour eux.

Umm Khalid

 

Pourquoi l’école à la maison ? Raison #1

Comme toutes les mères qui font l’école à la maison le savent, presque chaque fois que le sujet de l’école est abordé dans une conversation, et que vous révélez le fait que vous faites l’école à la maison, la question qui se pose inévitablement est : “Pourquoi faites-vous l’école à la maison?”

Parfois cette question est posée dans des tons de confusion et de perplexité, d’autres fois elle est drapée d’étonnement et d’admiration, et d’autres fois encore elle est couverte d’aversion à peine cachée ou de mépris total.

Si je devais énumérer toutes les raisons qui poussent votre enfant à faire l’école à la maison, la liste se transformerait en livre. Permettez-moi donc de diviser les choses en petits morceaux, un par un dans une série inchaAllah.

Je suis en train de lire un livre fantastique sur l’enseignement à domicile musulman :

Cercles concentriques : Nourrir l’émerveillement et la fascination dans l’apprentissage des jeunes enfants, une approche fondamentale, par Elma Ruth Harder et Muzaffar Iqbal.

Livre absolument fantastique que je recommanderais aux mères musulmanes intéressées (et aux pères – et aux non-musulmans – n’importe qui, vraiment) 

 

Voici une citation :

“Le sens et la pensée véhiculés par les mots sont alors instantanément “interprétés” par le lecteur. Mais cette “interprétation” se fait à travers une lentille particulière et sur la base d’une vision du monde préexistante qui filtre tout ce que nous voyons et faisons, du bruissement des feuilles dans le vent aux moments traumatisants de notre vie. C’est cette vision du monde qui a toujours été la principale préoccupation de l’éducation islamique.

Comment acquérir cette vision du monde ? Sommes-nous nés avec elle ou l’acquérissons-nous par un effort personnel actif ? Est-ce un processus conscient ? Cela se produit-il soudainement ou au fil du temps ? Quel rôle joue notre éducation dans ce processus ?”

Ce que l’auteur appelle ici “vision du monde”, Daniel Haqiqatjou l’appelle un paradigme, et c’est la construction de ce paradigme qui est l’une des principales raisons sous-jacentes pour lesquelles mon mari et moi choisissons d’élever nous-mêmes nos enfants, dans le contexte du foyer et de la famille.

Un paradigme est la somme totale de la vérité que l’on accepte, les faits qui établissent sa compréhension de la réalité, son système de pensée. Votre paradigme est votre base d’origine, ce dans quoi vous vous ancrez lorsque vous vous déplacez dans le monde, votre fondation. En gros, votre din.

Il existe de nombreux paradigmes différents, certains diamétralement opposés les uns aux autres, d’autres se chevauchant quelque peu, d’autres très semblables. Il y a le paradigme moderniste occidental, le paradigme prémoderne grec, le paradigme islamique. Tant de paradigmes qui existent, essayant de se rapprocher de la vérité, et certains se rapprochent plus de la vérité que d’autres. Le seul paradigme qui soit entièrement et complètement vrai est le paradigme islamique, révélé aux êtres humains par le Vrai Lui-même, الحق. Exemplifié pour nous par celui qui est véridique et digne de confiance : الصادق الأمين، صلى الله عليه وسلم.

Enseigner à votre enfant le din, c’est-à-dire le paradigme islamique correct, est le premier travail d’un parent musulman. C’est votre principale responsabilité : guider votre enfant avec douceur et amour sur le chemin de ses intuitions innées / fitra (الفطرة) pour construire un paradigme islamique. Pour montrer à votre enfant le monde à travers la lentille la plus claire. Apprendre à votre enfant à comprendre et à interpréter l’information, les situations et les événements de la seule façon qui correspond à la réalité.

L’enseignement à domicile vous permet, en tant que parent, de faire précisément cela inshaAllah. VOUS pouvez enseigner et modeler VOTRE paradigme, et non le paradigme d’un enseignant ou d’un programme d’études, ou le paradigme d’une école, ou le paradigme de l’État. Non. Vous pouvez enseigner à votre enfant le paradigme islamique.

Ce qui, bien sûr, signifie que vous devez vous-même bien connaître le paradigme islamique pour le transmettre correctement à votre enfant. Cherchez donc la connaissance du din, faites vos recherches pour comprendre les principes de l’Islam et son paradigme, et faites des duas continue à Allah pour qu’Il vous enseigne et vous aide à enseigner à votre enfant.

Une fois que vous aurez vous-même acquis une compréhension de base, commencez à enseigner à votre enfant. Il n’est pas nécessaire que vous sachiez absolument tout avant de commencer à enseigner à votre enfant. Commencez par l’essentiel, puis augmentez lentement. La meilleure façon d’apprendre une chose est de l’enseigner.

Avec la permission et la miséricorde d’Allah, le paradigme que vous enseignez à votre enfant à un jeune âge restera avec lui jusqu’à la fin de sa vie, agissant comme une ancre dans l’agitation de ce monde.

Je me souviens des versets de Surat al Baqarah dans lesquels les plus illustres parents enseignent à leurs enfants le paradigme islamique, et ils font une double vérification pour s’assurer qu’ils l’ont bien compris :

وَوَصَّىٰ بِهَا إِبْرَاهِيمُ بَنِيهِ وَيَعْقُوبُ يَا بَنِيَّ إِنَّ اللَّهَ اصْطَفَىٰ لَكُمُ الدِّينَ فَلَا تَمُوتُنَّ إِلَّا وَأَنتُم مُّسْلِمُونَ (132) أَمْ كُنتُمْ شُهَدَاءَ إِذْ حَضَرَ يَعْقُوبَ الْمَوْتُ إِذْ قَالَ لِبَنِيهِ مَا تَعْبُدُونَ مِن بَعْدِي قَالُوا نَعْبُدُ إِلَٰهَكَ وَإِلَٰهَ آبَائِكَ إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ وَإِسْحَاقَ إِلَٰهًا وَاحِدًا وَنَحْنُ لَهُ مُسْلِمُونَ (133)

“Et c’est ce qu’Abraham recommanda à ses fils, de même que Jacob: «Ô mes fils, certes Allah vous a choisi votre din: ne mourrez point, donc, autrement qu’en Soumis!» (à Allah).

Etiez-vous témoins quand la mort se présenta à Jacob et qu’il dit à ses fils: «Qu’adorerez-vous après moi?» – Ils répondirent: «Nous adorerons ta divinité et la divinité de tes pères, Abraham, Ismaël et Isaac, Divinité Unique et à laquelle nous sommes Soumis».”

Qu’Allah nous accorde, à nous et à notre progéniture, une telle fermeté, une telle clarté, une telle persistance sur la vérité, ameen.

Umm Khalid

Y a-t-il des différences entre les sexes ? Les hommes et les femmes ont-ils des natures différentes ?

La réponse de l’Islam : Oui.

Réponse du féminisme : Non.

Dans le climat culturel actuel, il est politiquement incorrect et socialement délicat de souligner l’évidence : les hommes et les femmes sont DIFFÉRENTS et, par conséquent, il est logique qu’ils occupent des fonctions et des rôles différents.

Une féministe lisant la déclaration ci-dessus m’accuserait d’être une femme qui se déteste et qui a subi un lavage de cerveau par le patriarcat, ou qui souffre de “fausse conscience”.

Mais sérieusement. Ceux d’entre nous qui n’ont pas subi un lavage de cerveau à cause de la folie qu’est le féminisme doivent dire les choses comme elles sont. C’est très simple :

1. Allah nous a créés par paires “Et nous vous avons créés par paires” sourate An-Nabaa, 8. Hommes et femmes. Deux sexes distincts.

Cela répond à l’absurde affirmation féministe selon laquelle nous sommes tous les mêmes, et il n’y a pas de genre spécifique, parce que “le genre est une construction sociale” !

2. Allah déclare clairement que le mâle n’est pas comme la femelle dans sourate Ali Imran, 36. Les deux sexes sont différents.

Cela démystifie la fausse affirmation féministe selon laquelle les hommes et les femmes sont exactement les mêmes, et tout ce que l’un peut faire, l’autre peut le faire aussi ! *Insérer la photo de Rosie the Riveter ici*

Étant donné qu’il y a 2 genres, et que ces 2 genres diffèrent l’un de l’autre, chaque genre a été accordé, par la grâce et la miséricorde d’Allah, avec un ensemble différent de besoins, motivations et prédispositions. Les hommes et les femmes ont des natures très différentes. Caractéristiques et traits intrinsèques différents.

Le féminisme a fait la guerre à cette idée de caractéristiques intrinsèques. Il y a une guerre contre la masculinité et contre la féminité.

Être masculin est jugé toxique et être féminin est jugé faible.

De nos jours, les hommes doivent se forcer, contre leur nature, à agir de manière efféminée et douce, et les femmes doivent se forcer, contre leur nature, à agir de manière agressive et dure.

Dans l’Islam, nous n’avons pas de telles illusions. Les hommes sont masculins et les femmes sont féminines, et ce n’est une insulte pour personne. Les hommes et les femmes ont des traits inhérents très différents, et alhamdulellah pour cela. Il y a des qualités qui se chevauchent, bien sûr, et qui sont partagées entre les hommes et les femmes. Mais dans l’ensemble, il existe des traits masculins spécifiques et des traits féminins spécifiques. Quelques exemples :

Masculin :

1. leader
2. soutien de famille
3. protecteur
4. compétiteur
5. physiquement fort
6. approche axée sur la recherche de solutions pour résoudre les problèmes

Féminin :

1. aime élever les enfants
2. modeste
3. empathique
4. favorise l’harmonie sociale (par opposition à la concurrence)
5. de solides compétences en communication et en relations interpersonnelles (par opposition à la force physique)
6. parler et partager des sentiments comme approche pour résoudre des problèmes

Une féministe lisant ces qualités sexospécifiques étoufferait et bafouillerait avec indignation: “Comment osez-vous !!!”

Oui, oui, je sais. Je dois être une femme qui se déteste, j’ai compris.

Le féminisme dresse les hommes et les femmes les uns contre les autres et crée un conflit.

L’islam unit harmonieusement les hommes et les femmes et crée une complémentarité.

Alhamdulellah pour l’Islam.

Umm Khalid

Pourquoi l’école à domicile ? Raison #2

Dans une société moderniste et sécularisée rapidement, les écoles reflètent de plus en plus la même mentalité sécularisée. Le système d’éducation d’un pays donné reflète la direction que prend cette société, et la société occidentale actuelle ne va pas dans la bonne direction.

Regarde autour de toi. Dieu est remplacé par de fausses idoles : l’argent, le plaisir, le divertissement, la mondanité, le moi, Shaytan. Il y a de l’impudeur partout. De nouvelles formes de déviance et de dégradation sexuelles sont encouragées, célébrées et enseignées aux enfants. L’engagement religieux, quel qu’il soit, est regardé avec un dédain moqueur.

Nous, en tant que musulmans, savons que les quatre plus grands ennemis de l’être humain sont : le moi/ego (النفس), les bas désirs (الهوى), le bas monde/vie inférieure (الدنيا), le Shaytan (الشيطان).

Voyez toute corrélation entre cet ensemble des quatre dangers fatals et ce par quoi Dieu est remplacé dans notre monde moderne ?

Nous vivons à une époque étrange, où une guerre intense se déroule dans le cœur et l’esprit des gens. Cette guerre est secrète, cachée juste sous la surface. Il ne s’agit pas d’armes à feu, de chars d’assaut ou de grenades – il s’agit de mots qui sont des armes, d’idées qui se répandent dans toute la société, de notions qui sont plantées comme des graines qui prennent racine et s’implantent dans une société.

Dans cette guerre mentale et intellectuelle, tout est inversé. Les choses sont retournées à l’envers. La vérité est cachée et le mensonge se déguise en vérité. Les gens honnêtes sont censurés et appelés fanatiques, et les menteurs sont promus partout et appelés leaders. Les faits fondamentaux de la vie sont remis en question et ne sont plus des faits ; un petit garçon peut décider qu’il est une fille aujourd’hui et une petite fille peut décider qu’elle est un garçon. Cet état de chaos et de standards inversés nous a été décrit par le véridique, salla Allahu alihi wa sallam :

قال صلى الله عليه وسلم: سيأتي على الناس سنوات خداعات يصدق فيها الكاذب، ويكذب فيها الصادق، ويؤتمن فيها الخائن، ويخون فيها الأمين، وينطق فيها الرويبضة، قيل: وما الرويبضة؟ قال: الرجل التافه في أمر العامة” رواه ابن ماجه وأحمد، وله رواية بلفظ: السفيه يتكلم في أمر العامة.

Le prophète Muhammad a dit (dans le sens du hadith) “Il viendra une époque trompeuse, dans laquelle le menteur sera cru, la personne véridique sera qualifié de menteur et d’incroyant, on aura foi en la personne indigne de confiance, alors que la personne digne de confiance sera considérée comme ne pas être fiable, et le ruwaybidah prendra la parole.”

On lui a demandé : “Qu’est-ce que le ruwaybidah ?”

Il répondit : “Un homme stupide qui parle et fait de grands discours sur les affaires publiques.”

L’éducation à domicile de votre enfant est une façon de reprendre un certain contrôle sur votre enfant et sur ce qu’il voit, entend, apprend et auquel il est exposé au cours de ses années les plus formatrices. Les premières années de la vie d’un enfant sont les plus critiques pour son développement et pour l’élaboration de ses traits de personnalité malléables et la formation de sa vision du monde.

Je veux faire l’école à la maison pour mes enfants afin de pouvoir ramener Allah au centre, inchaaAllah. Je ne peux pas changer tout le système d’éducation, mais je peux m’abstenir de faire subir à mes propres enfants toute sa glorification de l’impiété, de l’inversion des choses et de l’adoration du nafs. Au lieu de cela, je peux leur enseigner la vérité et la réalité telle qu’elle est réellement : Allah est le centre de notre vie, pour être adoré et obéi, tandis que le Soi, nos bas désirs, ce bas-monde, et Shaytan doivent être considérés comme des ennemis à surveiller. Je veux normaliser pour eux ce qui est normal et bon, et les laisser trouver étrange ce qui est étrange et mauvais. Particulièrement au cours des premières années de la vie, l’établissement de cette base de connaissances et de cette fondation solide pour votre enfant est le travail le plus important d’un parent.

Bien sûr, chaque famille est différente et certains parents n’ont tout simplement pas le choix. Certaines familles sont monoparentales, d’autres ont besoin de deux revenus pour survivre, d’autres ont des problèmes de santé qui les empêchent de faire l’école à domicile. Et dans ces cas-là, les parents font de leur mieux ; ils font ce qu’ils peuvent pour compenser l’influence de la société en général sur leurs enfants.

Si j’ai le choix (en ce qui concerne la santé, les finances et d’autres variables de la vie), je ne remettrai jamais cette précieuse période des premières années de vie de mon enfant à un étranger, qui est un rouage dans un système plus vaste (le système éducatif) qui lui-même est un rouage dans un système beaucoup plus vaste de libéralisation, de sécularisation et de modernité.

Pour moi, le fait de remettre mon enfant à ce système, huit heures par jour, soit la plupart de ses heures d’éveil, cinq jours par semaine,c’est à peu près tout espoir de me battre. Je ne veux pas perdre le combat pour le cœur et l’esprit de mes propres bébés. Ce qu’ils font en tant qu’adultes est entre eux et Allah, et n’est pas sous mon contrôle. Mais ce que je fais d’eux dans la première partie de leur vie, quand ils sont encore sous mes soins, c’est ma responsabilité et j’en répondrai devant Allah.

Umm Khalid

Pourquoi l’école à domicile ? Raison #3

L’enseignement à domicile vous permet d’adapter l’éducation aux besoins, aux intérêts, à la personnalité et au style d’apprentissage de votre enfant, au lieu de le forcer à se conformer au système.

Le but du processus éducatif est que l’enfant apprenne et maîtrise un contenu qu’il est important de comprendre.

Si l’on met de côté la question du contenu (qui décide de l’importance de ce contenu ?), la question est : comment atteindre au mieux cet objectif ?

Il y a deux voies pour atteindre cet objectif : soit l’enfant est envoyé à l’école, où un système est mis en place pour ce qui doit être enseigné aux enfants et comment. Il s’agit d’un système à taille unique qui ne tient pas compte de l’enfant et de ses besoins individuels. C’est orienté troupeau, groupe. Si un enfant est en avance sur ses pairs ou en retard sur eux, le système ne sait pas quoi faire de lui.

Je me souviens qu’au collège et au lycée, j’avais toujours avec moi un livre que j’apportais à l’école. Sans faute, chaque jour pendant au moins une période de cours, j’avais le temps de sortir mon livre et de le lire. J’ai sauté mon travail ? Non. Je finissais le “travail chargé” (feuilles de travail et problèmes assignés par l’enseignant) bien avant mes camarades de classe, et l’enseignant n’avait rien d’autre à faire pour moi. D’autres enfants travaillaient encore sur la feuille de travail ou passaient des notes ou chuchotaient et gloussaient de rire. Je sortais mon livre de mon sac à dos et je lisais. Je sais, j’étais une nerd. Je l’admets.
Mais l’inverse se produit souvent aussi. Un enfant qui se débat avec un nouveau concept n’a pas le luxe d’avoir plusieurs tentatives. Si l’enseignant l’explique mais que l’élève ne comprend pas, l’enseignant ne peut pas retarder les autres élèves afin de mettre l’accent sur ce que cet élève a besoin de perfectionner ni le temps de répéter l’explication d’une autre manière. Peut-être que cet élève vient après l’école ou qu’il reçoit un tuteur ou demande de l’aide à ses parents, mais le fait est que le système ne s’occupe pas de lui. Si vous ne comprenez pas le concept quand tout le monde le comprend, vous êtes seul et vous finissez par passer à travers les mailles du filet.

Avec l’enseignement à domicile, chaque élève est un individu et donc le contenu des cours est adapté au style d’apprentissage de cet individu, et le rythme est fixé en conséquence. Rien ici n’est générique. Rien ici ne vise vaguement la moyenne ou le groupe. Si l’enfant maîtrise rapidement un concept, nous passons au suivant sans perdre de temps inutile. Si l’enfant a besoin de plus de temps pour aborder le problème sous un autre angle, nous ralentissons pour le faire. Il y a suffisamment de temps à consacrer à l’unité ou au sujet dans lequel l’élève est le plus faible jusqu’à ce qu’il renforce sa compréhension.

Avec cette méthode, il va de soi que l’étudiant apprendra la matière mieux, plus rapidement et atteindra un niveau de maîtrise de la matière qui n’est tout simplement pas possible dans un grand groupe et un programme d’études générique.

La personnalisation de l’apprentissage est l’une des plus grandes forces de l’enseignement à domicile, car elle conduit à une éducation plus efficace et plus efficiente in sha Allah.

Umm Khalid

Auteur de l’article : Rayan

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