Maghrébins, Africains : votre assimilation ne vous sauvera pas.

Jérôme Fourquet, politologue spécialisé dans le Front National, nous apprend dans son “Archipel français” (2019) que le parti d’extrême-droite, qui était en convalescence et poussé vers la marginalité depuis une décennie, connaîtra ses premier succès électoraux à partir de 1983 (le parti a récolté 10,9 % des suffrages aux élections européennes de 1984, etc), et ce qui s’est passé cette année est simple : l’immigration maghrébine – il précise, il ne parle pas “d’étrangers” ou même “d’Africains” – a accédé à la visibilité, par “la marche des beurs”, les grèves et autres actions syndicales dans l’industrie de l’automobile, par la culture (musique ou cinéma), etc en somme, les Français constataient enfin qu’il existait une population allogène qui comptait rester ; en d’autres mots encore – Fourquet ne le dit pas de cette manière – les Français s’inquiétaient bien de “l’intégration” des Maghrébins.

Et c’est ce que de nombreux collabeurs devraient finir par comprendre : c’est que contrairement à ce qu’ils peuvent bien penser, ce n’est pas le manque d’intégration, mais l’intégration en soi qui pose problème au Français du quotidien ; pour lui la présence, et plus encore la visibilité, du Maghrébin est une sorte de terrorisme diffus sur le plan culturel.

On peut prendre le cas des Juifs en Europe, en particulier en Allemagne : Amos Elon retrace leur histoire dans “Requiem allemand”, du dix-huitième jusqu’à la conclusion dans la Shoah ; il explicite notamment la carrière de Moses Mendelssohn, un rabbi qui a voulu libéraliser le judaïsme pour mieux l’intégrer dans la société allemande ; il nous parle aussi des réussites individuelles, à savoir que des descendants de cordonniers devenaient des lauréats du prix Nobel et autres. Pourtant cela a fini comme nous le savons. Jeffries, dans son ouvrage qui retrace l’histoire de l’école de Francfort, dit que si ses tenants étaient juifs (ou en partie), tels Adorno, Horkheimer et d’autres, c’est parce-qu’ils ont médité leur condition juive pour s’échouer sur leurs conclusions : ils ont vu que malgré les impératifs d’intégration – en fait même d’assimilation – de leurs parents ou grands-parents, c’est-à-dire que même s’ils étaient des intellectuels ou des industriels qui contribuaient plus que les “natifs” à la culture et l’économie allemands, ils restaient des êtres fondamentalement parasitaires de par leur étrangeté raciale, qui les renvoyaient toujours au Levant ; c’est pour cela qu’ils ont critiqué les Lumières, son universalisme et son rationalisme donc, comme une sorte de mensonge de la civilisation européenne libérale, car malgré tous leurs efforts, “la race israélite” ne sera jamais allemande ou même européenne.

Et je dirais de même aux collabeurs de la République laïciste de France : vos efforts pour défigurer l’Islam dans cet élan “d’intégration” seront (et en fait sont) vains, en plus d’être pathétiques, et vous apporteront l’humiliation dans ce bas-monde, de la part justement de ceux pour lesquels vous vous vendez sans prix, suivie surtout de la punition dans le seul monde qui compte.

Arslan Akhtar

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