Muhammad Hamidullah sur les Hindous

Muhammad Hamidullah (rahimahuLlah), l’influent “islamologue” connu pour sa traduction du Qur’an et l’auteur/éditeur de +250 livres/+1000 articles en 5 langues (en tout, il en maîtrisait une vingtaine), sur la crise du Cachemire, en 1965 :

“Les Brahmanistes (hindous) sont des idolâtres. Leur panthéon se vante de posséder 400 millions de dieux – dieux plus nombreux que leurs adorateurs – et la vache préside cet amas de dieux. Jusqu’à nos jours, pour se purifier d’un pêché, le Brahmaniste boit l’urine de la vache ; et l’Inde indépendante n’oubliera pas de promulguer dans la clause 48 de sa constitution la sainteté de cette bête, et d’interdire de l’abattre sur tout son territoire (avec les vieilles bêtes bovines aggravant la situation de nourriture sans nullement être utile au pays). La religion brahmaniste est la plus intolérante au monde. Religion de famille qui n’admet pas le prosélytisme, et il faut naître des parents de cette religion pour avoir cette religion. Tous les autres humains sont des intouchables, impurs. Les Noirs de l’Afrique du Sud sont comme dans le Paradis en comparaison avec les intouchables sous un régime brahmaniste. Si un ‘’intouchable’’ entend la récitation du livre saint brahmaniste on lui verse le plomb fondu dans les oreilles, et s’il récite lui-même quelque passage de ce livre, on lui arrache la lange de sa gorge, comme punition de la profanation. Si l’ombre d’un intouchable tombe sur un Brahmaniste celui-ci doit se doucher, et si l’ombre d’un intouchable tombe sur un repas, il faut le jeter comme ordure. Dans les villages, l’intouchable n’a pas le droit de tirer l’eau du puits des Brahmanistes et ne doit pas marcher dans un chemin autre que ce qui est réservé pour lui.
[…]
Après la chute de l’empire des Moghols en 1857-8, les Britanniques ne gouvernaient que les 3/5 de l’Inde, le reste étant divisé en un nombre d’Etats de dimensions diverses dont la plupart d’avant l’époque anglaise. Deux d’entre eux, le Haiderabad et le Kachmir, sont aussi grands que l’Italie : après 90 ans de leur occupation, les Anglais furent obligés de quitter le pays. L’indépendance qu’ils consentirent concernant évidemment l’Inde britannique et non pas ces Etats. Le parlement de Londres dénonça le 1 juillet 1947 unilatéralement les traités, d’alliance ou autre, avec ces Etats et cinq semaines après, le 15 août, l’indépendance devint effective, avec cette particularité qu’au lieu d’un Etat, le pays eut deux Etats successeurs, le Bhârat qui, pour des motifs expansionnistes évidents, garda le nom « d’Inde », et le Pakistan. Dans les cinq semaines les Etats indigènes devaient se débrouiller comme bon il leur semblait, avec la forte pression anglaise qu’ils se rattachent à l’un ou l’autre des deux Etats successeurs.

Le Kachmir eut la frontière commune avec le Bhârat et le Pakistan, mais les communications routières et l’économie, tout comme la population musulmane majoritaire, militaient pour son rattachement au Pakistan. Mais le Pakistan n’eut aucune idée expansionniste, et le gouvernement de Kachmir obtint facilement l’accord du Pakistan pour un traité disant que le Kachmir reconnaîtra dans le Pakistan comme il considérait l’Inde britannique, en somme une espèce de protectorat.

Une fois obtenu ce répit, le maharadja (roi) de Kachmir commença à se débarrasser de la population musulmane, en massacrant les Musulmans dans les villages, de façon systématique et de plus en plus sanglante. C’est face à cela qu’en 1947 la population se révolta et s’empara jusqu’à la banlieue de la capitale, Srinagar. Au lieu de se tourner vers le Pakistan, comme selon le traité, pour pacifier le pays, le maharadja s’envola pour Nouvelle Delhi, et en violation du traité avec le Pakistan, signa le rattachement de son pays à l’Inde Brahmaniste. Une attaque massive par air et par terre donne à l’Inde quelques avantages contre les révoltés mal préparés, et c’est à ce moment que le Pakistan intervint pour sauvegarder ses intérêts. Quatre divisions de l’armée indienne furent encerclées, et pour éviter la catastrophe, ses amis intervinrent au moyen de l’ONU pour que le Pakistan cesse le feu sur la promesse qu’on organisera un plébiscite pour que la population exerce le droit de l’autodétermination.

Le danger immédiat une fois écarté, l’Inde brahmaniste refuse d’appliquer l’accord.
[…]
Sous prétexte que le Pakistan a envahi le Kachmir, l’Inde déclenche une guerre contre le Pakistan, en disgrâce des Etats-Unis parce qu’il flirte avec la Chine. Puissamment armé par les Etats-Unis et par l’URSS, l’Inde espérait cette fois occuper le Pakistan dans une semaine, et se venger sur un faible de sa défaite aux mains des Chinois. Les hordes indiennes ne purent pas occuper Siâlkôt, sur la frontière, encore moins Lâhore à 30 kilomètres de là. Les contre-attaques pakistanaises permirent à ce dernier d’occuper plusieurs milliers de kilomètres carrés à l’intérieur de l’Inde. Il fallait attendre que les amis de l’Inde courent au secours de l’essoufflé. Un nouveau cessez-le-feu est intervenu, et l’on sait comment l’Inde refuse de l’appliquer, et comment il ne veut pas entendre parler du plébiscite dans le pays. Quoi qu’en pensent ses dirigeants, l’Inde ne grandit pas en méprisant les engagements internationaux.

Terminons ce petit exposé par un fait peu connu dans le monde et qui mérite que même les amis de l’Inde qui y cherchent un contrepoids vis-à-vis du géant chinois prennent en considération. La renommée des soldats indiens, pendant les premières et deuxièmes guerres mondiales, ne provient pas des Indiens. Les plus célèbres unités étaient composées de Gorkha, mercenaires du Népal. Népal, membre de l’ONU, commence à prendre conscience qu’il est honteux de fournir des mercenaires qui se laissent couper la tête, sans savoir pourquoi, pour un salaire de 25 francs par mois. Le deuxième élément important comporte les Sikhs, qui ne sont pas Brahmanistes et dont les rapports sont souvent tendus avec le gouvernement indien à cause du sort qu’il leur a réservé. En troisième lieu, c’étaient les Musulmans du Pakistan : au début de la deuxième guerre mondiale, ils constituaient 60% de l’armée de l’Inde britannique.”

[Humanisme musulman n°9, Alger]

Arslan Akhtar

Auteur de l’article : Rayan

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