Pourquoi Jésus doit-il revenir ? Selon la tradition islamique – ASK, extraits.

« De tous les prophètes, Jésus est le seul à avoir affronté une situation similaire à celle qui émerge à notre époque. Les menaces qu’il a dû affronter sont analogues en tous points à celles qui pèsent sur les musulmans aujourd’hui. Le rapport de force avec l’empire idolâtre, ses méthodes pour étendre sa domination et les répercussions internes à la nation des croyants sont comparables. L’Occident moderne est une réplique de l’Empire romain à une échelle beaucoup plus grande : son champ d’action est réellement mondial, les moyens à sa disposition sont plus efficaces et surtout son mode de domination symbolique est bien plus complexe. Comme les juifs hier, les musulmans sont soumis à l’Empire et s’accommodent de cette domination, ils sont peu enclins à désavouer les emblèmes de cet empire et ne réprouvent pas les gouverneurs locaux qui leur sont imposés, ils n’ont pas le souci des enseignements véritables de la religion et ne cultivent que les apparences de piété.

(…)

Quand les musulmans se disputent pour savoir quel épisode de la Sîra ils doivent prendre comme exemple, nous disons notre situation ne ressemble ni à celle de La Mecque, ni à celle de Médine, mais à Jérusalem au temps de Jésus. Il est donc important maintenant de savoir comment Jésus s’est positionné vis-à-vis de toutes ces tendances et quelles étaient les caractéristiques de son message et de sa prédication. »

 

« Les puissances occidentales imposent leurs valeurs de manières universalistes. C’est-à-dire qu’elles considèrent leurs conceptions philosophiques comme « universelles » et «naturelles» et que toute forme d’alternative est soit rétrograde, soit insensée (rhétorique du fanatisme, du «fou» de Dieu, etc.).

La diffusion universelle de ses symboles offre à l’occident un puissant moyen de domination politique, comme hier la dissémination du buste et de l’effigie de l’empereur permettait à Rome d’asseoir sa domination sur les peuples et territoires vaincus.

Cette domination universelle alliait donc autorité physique et symbolique. Au niveau physique, les Romains colonisaient les terres et transformaient les pays conquis en gouvernorats dirigés par des personnalités locales romanisées. Au niveau symbolique, lorsqu’ils conquéraient un pays, ils ajoutaient à leur panthéon les dieux du peuple vaincu. Les peuples soumis conservaient donc leurs cultes et leurs dieux à la simple condition qu’ils intègrent dans leurs rites le culte de l’empereur romain. Ce culte se manifestait dans la multiplication des statues représentant l’empereur dans les espaces publics, et la « circulation » de son effigie sur les pièces de monnaies romaines qui alimentaient tout l’empire.

Cette domination impériale était unique dans son fonctionnement car elle s’étendait par l’absorption des autres cultes et cultures dans un espace symbolique commun incarné par le panthéon à Rome, où étaient déposés tous les dieux des peuples sous domination impériale.

Or, l’Occident gouverne aujourd’hui le monde selon un mode de domination identique, mais avec un niveau de complexité bien plus grand. D’un point de vue physique, cette civilisation étend sa domination sur une grande partie du monde par l’occupation armée, la dissémination de bases militaires, sa capacité à imposer un seul modèle politique (l’État-nation, suffrage universel, etc.), l’intégration de toutes les nations au sein d’une structure commune (ONU) imprégnée par ses principes universalistes, mais aussi par la suprématie commerciale et financière, l’influence médiatique et culturelle…

Mais cette domination se déploie également et surtout de manière symbolique par la diffusion de symboles, de «valeurs» occidentales parmi tous les peuples. En adhérant à ces valeurs prétendument universelles et en les reconnaissant, les individus de toutes les nations soumettent leur discours, leurs actions et leurs croyances à ces références uniques et se soumettent de la sorte à cette domination symbolique mondiale, en échange de quoi l’Occident reconnait leurs cultes et leurs cultures et les intègre en son sein.»

« Pourquoi Jésus doit-il revenir ? Selon la tradition islamique » d’Abu Soleiman Al-Kaabi. P64 à 66


 

2 Comments

  1. Salam aleykoum,
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